Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a demandé hier, à l’ouverture de la 9e conférence sur le traité de non-prolifération nucléaire (TNP) au siège des Nations unies, que les puissances nucléaires renoncent à moderniser leur arsenal d’armes atomiques et a une nouvelle fois accusé Israël de faire peser une menace sur le Proche-Orient. AFP / TIMOTHY A. CLARY
Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a exigé hier qu'Israël « renonce à posséder des armes nucléaires » et rejoigne le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). S'exprimant au nom des pays non-alignés, il a également critiqué « l'échec » des efforts pour convoquer une réunion visant à créer une zone exempte d'armes nucléaires au Proche-Orient.
Le chef de la diplomatie iranienne prononçait un discours à l'ouverture de la conférence de suivi du TNP à New York. Les 190 pays signataires du TNP, entré en vigueur en 1970, vont tenter jusqu'au 22 mai de relancer le désarmement nucléaire.
Israël n'a jamais reconnu avoir la bombe atomique, même si les experts le créditent de 200 ogives environ. L'État hébreu a refusé de participer à une conférence sur une zone dénucléarisée au Proche-Orient tant qu'il n'y aurait pas un accord de paix régional.
M. Zarif a rappelé une déclaration des non-alignés datant de 2012 et qui « exige qu'Israël renonce à posséder des armes nucléaires, adhère au TNP sans condition préalable et sans délai et place rapidement toutes ses installations nucléaires » sous contrôle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Les États non-alignés « soutiennent fermement l'instauration d'une zone exempte d'armes nucléaires au Proche-Orient », a-t-il réaffirmé.
Réunion Zarif-Kerry
M. Zarif devait rencontrer en outre le secrétaire d'État américain, John Kerry, en marge de cette conférence de suivi du TNP, qui intervient tous les cinq ans.
Il s'agira de la première rencontre entre les deux chefs de la diplomatie depuis la conclusion de l'accord le 2 avril à Lausanne en Suisse, définissant les grandes lignes pour l'accord final sur le programme nucléaire iranien controversé, en discussion depuis une décennie. Les travaux pour finaliser cet accord-cadre avec l'Iran doivent être achevés pour le 30 juin, date butoir fixée par les négociateurs. L'Occident veut s'assurer que ce programme est purement civil et Téhéran souhaite en échange obtenir la levée des sanctions internationales pesant sur son économie.


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