Les chefs d’état-major de la Ligue arabe réunis, hier, au Caire. Mohammad el-Shahed/AFP
La commission rassemblant les chefs d'état-major des pays membres de la Ligue arabe s'est réunie, hier, au Caire, sous la présidence du chef d'état-major égyptien Mahmoud Hegazy, en présence du secrétaire général Nabil al-Arabi.
Elle a décidé de « créer un comité de haut rang sous la supervision des chefs des armées pour examiner tous les aspects de la question ». Selon un communiqué publié à l'issue de la rencontre, « le comité examinera les mécanismes et budget nécessaires à la création de la force militaire arabe conjointe, ainsi que le cadre légal ». Il n'était pas clair dans l'immédiat quand ce comité serait formé, mais le communiqué précise qu'il doit se réunir dans les prochaines semaines. Dans son discours, M. Arabi a rappelé que « la création d'une force arabe conjointe n'a en aucun cas pour objectif de former une nouvelle alliance ou armée hostiles à un quelconque pays, mais une force destinée à lutter contre le terrorisme et maintenir la sécurité, la paix et la stabilité dans la région ».
Intervenir dans les crises internes
Le général Hegazy a également parlé de la nécessité de « combattre le terrorisme », tout en insistant sur la possibilité d'intervenir dans des conflits internes, comme le fait la coalition arabe au Yémen. « On ne peut pas ignorer les conflits internes et la progression des organisations terroristes dans tel ou tel pays arabe, et on a tort de penser que ces conflits n'auront pas de répercussions sur les autres pays arabes », a-t-il martelé.
La création de cette force commune avait été annoncée fin mars par les chefs d'État de l'organisation panarabe lors de leur sommet annuel. La Ligue avait alors donné quatre mois à ses États membres pour s'entendre sur sa composition et ses règles d'engagement. M. Arabi a signifié à plusieurs reprises que l'un des objectifs majeurs était de combattre l'État islamique (EI), actif en Irak et en Syrie, mais aussi dans le Sinaï égyptien et en Libye. Cette annonce ayant coïncidé avec le début des bombardements de la coalition de neuf pays arabes, emmenée par l'Arabie saoudite contre les rebelles chiites au Yémen, les chefs d'État avaient assuré que la force serait aussi mise en place pour intervenir dans des conflits au Moyen-Orient en cas de besoin.
L'Égypte, le plus peuplé des pays arabes et l'un des mieux armés, s'affiche comme le futur fer de lance de la force arabe si elle voit le jour. Le Caire estime en particulier impératif d'intervenir en Libye contre la branche locale de l'EI qui gagne du terrain. Le 16 février, les avions de combat égyptiens ont bombardé les positions de l'EI en Libye après que l'organisation jihadiste y eut décapité 20 coptes égyptiens.
(Source : AFP)


EST-CE ENFIN LE RÉVEIL ARABE ? APRÈS LE YÉMEN LES AUTRES PAYS Où IL Y A DES INTERVENTIONS ÉTRANGÈRES !
18 h 02, le 23 avril 2015