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Liban

Alain Aoun : Kahwagi « comprend » la position du bloc aouniste sur les nominations

Jean Kahwagi recevant Alain Aoun, hier, à Yarzé. Photo Ani

Le député Alain Aoun, du bloc du Changement et de la Réforme, a été reçu hier à Yarzé par le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, avec lequel il a effectué un tour d'horizon de la situation politique et sécuritaire. Interrogé par L'Orient-Le Jour, M. Aoun a confié avoir discuté avec le général Kahwagi d'affaires relatives à l'institution militaire, sans s'attarder spécifiquement sur la question des nominations sécuritaires.
« Nous en avons toutefois parlé », a dit Alain Aoun, dont le bloc parlementaire s'oppose de manière catégorique à la prorogation du mandat du général Kahwagi qui touche à sa fin, appuyant la nomination d'un nouveau commandant en chef par le Conseil des ministres.
« Le général Kahwagi m'a assuré qu'il comprenait tout à fait notre position, a ajouté le député de Baabda. C'est un homme d'État et il a insisté sur le fait qu'il ne s'opposerait pas à toute solution. Il sait que le problème n'est pas d'ordre personnel. » Selon M. Aoun, « la nomination de nouveaux chefs sécuritaires n'est pas une mission impossible ».
De son côté, l'ancien président de la République Amine Gemayel a estimé dans un entretien accordé hier à Radio al-Rissala que la prorogation du mandat du général Kahwagi était une solution. « Nous espérons la nomination d'un nouveau commandant en chef de l'armée, à travers un consensus autour d'une personne méritante comme le général Chamel Roukoz (gendre du chef du CPL, Michel Aoun), sinon la prorogation du mandat de Kahwagi sera la moins pire des solutions », a-t-il dit.
Des affirmations reprises par le député Kassem Hachem, du bloc berryste, qui a déclaré que la nomination ou la prorogation des mandats des responsables sécuritaires nécessiteraient une entente entre les composantes politiques. « Le bloc parlementaire du Développement et de la Libération est favorable à la nomination de nouveaux responsables sécuritaires en présence d'un consensus. Sinon, nous serons favorables à la prorogation des mandats des titulaires actuels afin d'éviter le vide », a-t-il souligné.
Selon lui, il existe par ailleurs un différend au sein des forces du 14 Mars sur la tenue des séances législatives et sur leur ordre du jour. « Il faut mettre fin à la politique de blocage et de paralysie des institutions de l'État en ce qui concerne la législation », a-t-il fait valoir.

Le bloc aouniste boycottera la prochaine séance législative
De son côté, le bloc du Changement et de la Réforme s'est réuni hier sous la présidence de son chef, Michel Aoun. Donnant lecture du communiqué au terme de la réunion, le député Ibrahim Kanaan a réitéré le refus de la prorogation du mandat des responsables sécuritaires, qualifiant cette démarche de « transgression de la loi, de la Constitution et du pacte national ». Il a ainsi appelé à des nominations au niveau des postes militaires clés et des fonctionnaires de première catégorie, assurant que « certains refusent les nominations car ils veulent justifier la prorogation du mandat de certaines personnes qui les soutiennent politiquement, et ils encouragent par là le sectarisme politique au sein des institutions ».
M. Kanaan a ensuite énuméré « les transgressions judiciaires et constitutionnelles » commises selon son bloc par le gouvernement et le Parlement, notamment l'amendement de l'article 49 de la Constitution lors de l'élection de l'ancien président de la République, la prorogation du mandat des chefs d'État après l'accord de Taëf pour des considérations individuelles, l'adoption d'une loi électorale qui ne garantit pas une bonne représentativité pour les chrétiens, la prorogation continuelle du mandat du Parlement, la violation des articles 81 à 89 relatifs aux finances, ainsi que les transgressions au niveau de la loi de défense, du Conseil constitutionnel et autres. Le député du Metn a par ailleurs indiqué que les députés du bloc ont décidé de boycotter la séance législative à laquelle les députés doivent être prochainement convoqués, « en raison de l'absence des éléments constitutifs de l'état de nécessité législative dans l'ordre du jour ».

Le député Alain Aoun, du bloc du Changement et de la Réforme, a été reçu hier à Yarzé par le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, avec lequel il a effectué un tour d'horizon de la situation politique et sécuritaire. Interrogé par L'Orient-Le Jour, M. Aoun a confié avoir discuté avec le général Kahwagi d'affaires relatives à l'institution militaire, sans s'attarder spécifiquement sur la question des nominations sécuritaires.« Nous en avons toutefois parlé », a dit Alain Aoun, dont le bloc parlementaire s'oppose de manière catégorique à la prorogation du mandat du général Kahwagi qui touche à sa fin, appuyant la nomination d'un nouveau commandant en chef par le Conseil des ministres.« Le général Kahwagi m'a assuré qu'il comprenait tout à fait notre position, a ajouté le député de...
commentaires (2)

UNE AUTRE POMME DE LA DISCORDE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 16, le 22 avril 2015

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Commentaires (2)

  • UNE AUTRE POMME DE LA DISCORDE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 16, le 22 avril 2015

  • On hésite ces derniers temps entre les exclamations et les interrogations ! ? Exclamations devant des styles de marionnettes sans cesse importunées ces jours-ci, quand elles ne sont pas tout bonnement troussées publiquement afin de prouver que leur linge n'est pas toujours très propre ! Ou interrogations pour poser les bonnes questions : quelle classe politicienne sans aucune classe supportons-nous ? Faite par qui et à quelles fins ? Finalement pourquoi pas les deux, étant entendu qu'on finira bien par des points de suspension .... La Politique est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls professionnels de la profession de politiques. Tout le monde Sain paraît net d'accord là-dessus, encore qu'il ne faudrait pas énormément et beaucoup gratter pour passer de la prise de position péremptoire à une sorte de réticence ou même de gêne devant les implications d'une telle opinion. Ainsi du débat suscité depuis longtemps dans ce cher pays par certains politiciens libanais(h) les plus en vue, et d'autres encore non moins illustres et + respectés…. Lorsque, parmi les "péripéties" qu'ils qualifient "d'indignes d'un régime démocratique" libanais(h) pareil, ils pointent celle qui exige que soit enseigné en particulier le rôle "positif! du Changementalisme" orangiste, on peut les suivre sans trop d'états d'âme tant il paraît inopportun de souligner un seul aspect du phénomène de ce "Réformisme bigaradiste, en gommant les autres incontestablement moins glorieux.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 51, le 22 avril 2015

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