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Moyen Orient et Monde - Syrie/Irak

Vers une offensive de l’EI contre Hassaké ?

Un combattant kurde dans la province de Hassaké, en Syrie. Photo d’archives/AFP

Les jihadistes de l'organisation État islamique (EI) se prépareraient à lancer une offensive contre la ville de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, non loin de la frontière irakienne où ils demeurent une menace de taille malgré les revers qu'ils ont subis récemment, a déclaré hier un responsable kurde.
Le gouvernorat de Hassaké est stratégiquement important pour tous les belligérants et jouxte les territoires tenus par l'EI en Irak, où les jihadistes sont repassés à l'offensive après avoir perdu la ville de Tikrit au début du mois. L'EI demeure un danger dans le nord-est de la Syrie, estime Redur Xelil, porte-parole de la milice kurde syrienne YPG, qui a enregistré des victoires contre l'EI cette année en chassant les jihadistes sunnites du secteur de Kobané, à la frontière turque, et en prenant deux villes du gouvernorat de Hassaké avec l'aide des avions de la coalition internationale. L'EI détiendrait d'autre part toujours 200 chrétiens enlevés en février dans des villages de la région de Tel Tamr.
« Au sud de Hassaké s'étendent des zones que Daech (acronyme arabe de l'EI) contrôle entièrement. On note une forte mobilisation de Daech aux environs de la ville et on redoute qu'une attaque ne soit lancée contre Hassaké », a dit Redur Xelil dans une interview. Pour le moment, la priorité de l'EI est Tel Tamr, où il espère couper une voie de ravitaillement de l'YPG, a-t-il ajouté. L'EI « cherche à prendre des grandes villes, de porter le combat à l'intérieur des villes », car elles sont plus difficiles à bombarder par les avions de la coalition que les zones de désert ou de campagne.
Parallèlement, l'EI a décapité hier à l'aube deux rebelles accusés de le combattre au sud de Damas, fait rare à la périphérie de la capitale, rapporte l'OSDH. Les deux rebelles ont été kidnappés par l'EI dans le quartier de Qadam dans le sud de Damas puis ont été pris à Hajar al-Aswad, sept kilomètres plus loin, où ils ont été exécutés, a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

Baghdadi blessé ?
Sur un autre plan, le Pentagone a indiqué ne pas penser que le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi a été blessé dans une frappe aérienne de la coalition contre l'EI, comme l'affirment certains médias. Cette information « avait déjà émergé » à la mi-mars, et le Pentagone avait alors estimé « qu'il n'y avait rien pour indiquer qu'al-Baghdadi avait été blessé ou tué », a déclaré le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone. Il a précisé que le chef de l'EI « n'était pas » une cible des frappes qui ont eu lieu à ce moment-là. Le quotidien britannique The Guardian a indiqué hier qu'al-Baghdadi avait été « sérieusement blessé » le 18 mars dans l'ouest de l'Irak dans une frappe de la coalition aérienne contre l'organisation EI menée par les États-Unis.
Par ailleurs, en Irak, l'EI a annoncé avoir exécuté onze combattants progouvernementaux, en mettant en ligne hier une série de photos de ces exécutions. La première image montre des hommes armés de fusils d'assaut escortant à travers champs une file de prisonniers en tenue orange, les mains liées. Les captifs sont ensuite montrés agenouillés en ligne devant les hommes en noir, puis affalés au sol, entourés de mares de sang.
Dans ce contexte, plus de 114 000 personnes ont fui ces deux dernières semaines les combats dans le secteur de Ramadi, dans la province d'al-Anbar, a annoncé hier à Genève l'Onu, qui s'inquiète des problèmes croissants auxquels sont confrontés les déplacés.
Enfin, l'Allemagne et l'Irak ont annoncé hier leur intention de proposer à l'Assemblée générale de l'Onu une résolution sur le pillage et la destruction de sites archéologiques par l'EI.
(Sources : agences)

Les jihadistes de l'organisation État islamique (EI) se prépareraient à lancer une offensive contre la ville de Hassaké, dans le nord-est de la Syrie, non loin de la frontière irakienne où ils demeurent une menace de taille malgré les revers qu'ils ont subis récemment, a déclaré hier un responsable kurde.Le gouvernorat de Hassaké est stratégiquement important pour tous les belligérants et jouxte les territoires tenus par l'EI en Irak, où les jihadistes sont repassés à l'offensive après avoir perdu la ville de Tikrit au début du mois. L'EI demeure un danger dans le nord-est de la Syrie, estime Redur Xelil, porte-parole de la milice kurde syrienne YPG, qui a enregistré des victoires contre l'EI cette année en chassant les jihadistes sunnites du secteur de Kobané, à la frontière turque, et en prenant deux villes du...
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