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Moyen Orient et Monde

Images du monde

L'ex-comptable d'Auschwitz demande « pardon »

 

 

Julian Stratenschulte/Pool/AFP
Au premier jour de son procès en Allemagne, Oskar Gröning, l'ancien comptable d'Auschwitz, a demandé « pardon » aux victimes de la Shoah en assumant sa faute « morale », mais a distingué son travail de celui des bourreaux. Le nonagénaire a écouté avec attention la lecture de l'acte d'accusation. Le parquet lui reproche d'avoir « aidé le régime nazi à tirer des bénéfices économiques des meurtres de masse », en envoyant l'argent des déportés à Berlin, et d'avoir assisté à la « sélection » séparant, à l'entrée du camp, les déportés jugés aptes au travail de ceux qui étaient immédiatement tués. « Pour moi, il ne fait aucun doute que je partage une culpabilité morale », a répondu l'ancien SS, âgé de 93 ans, lors d'une longue déposition livrée d'une voix ferme, appuyée sur des souvenirs précis. « Je demande pardon », a-t-il ajouté. « Concernant la question de la responsabilité pénale, c'est à vous de décider », a-t-il dit au tribunal de Lunebourg, alors qu'il encourt trois à 15 ans de prison pour « complicité de 300 000 meurtres aggravés » et pourrait être le dernier ancien nazi traduit en justice. N'éludant aucune question, Oskar Gröning s'est défendu pied à pied jusqu'à la suspension de l'audience, en milieu d'après-midi. Avec 70 ans de distance, il s'est dépeint en jeune SS cantonné à des tâches administratives, dans un contexte de guerre, avec une connaissance limitée du génocide en cours. « Je ne savais rien d'Auschwitz ni des autres camps de concentration avant d'y avoir travaillé », a-t-il martelé. Son procès illustre la sévérité accrue de la justice allemande à l'égard des derniers nazis encore vivants.

 

Un train à sustentation électromagnétique atteint la vitesse record de 603 km/h

 

 

Toru Yamanaka / AFP
Un prototype du futur train japonais à sustentation électromagnétique a atteint hier la vitesse de 603 km/h, pour la première fois franchie dans le monde, a indiqué la compagnie Central Japan Railways. Le test, avec des personnes à bord, a eu lieu dans la matinée (heure du Japon). « Cette allure de 603 km/h a été maintenue pendant 10,8 secondes » lors de la traversée d'un tunnel, a indiqué un porte-parole de la compagnie. Cette expérience a été faite sur une ligne spéciale de 42,8 kilomètres à Yamanashi (centre du Japon), où est développé ce « maglev » depuis des années. Il avait récemment établi un précédent record, à 590 km/h. Celui d'hier équivaut à plus de 10 km par minute ou 170 mètres par seconde. Il s'agissait de tester la stabilité du train, même à une vitesse excédant largement celle qui sera la sienne en service commercial. « Cela me donne des frissons, c'est émouvant », a déclaré devant les caméras une dame de la région venue spécialement voir l'exploit, à l'instar de nombreux autres curieux. Central Japan Railways est en train de construire une nouvelle ligne dédiée à ce « linear Shinkansen », qui doit entrer en exploitation en 2027 entre Tokyo et Nagoya. Il devrait alors circuler à 500 km/h pour couvrir la distance de 286 kilomètres en 40 minutes. La ligne, appelée « Linear chuo Shinkansen », sera par la suite prolongée de 153 kilomètres jusqu'à Osaka. Le coût total de l'ensemble du projet est évalué à près de 70 milliards d'euros.

 

Solar Impulse 2 boucle en Chine la 6e étape de son tour du monde

 

 

Photo Reuters
L'avion Solar Impulse 2, propulsé par la seule énergie solaire, a survolé hier une bonne partie de la Chine et a bouclé dans la soirée la sixième étape de son tour du monde. L'appareil révolutionnaire, piloté par le Suisse Bertrand Piccard, a décollé de l'aéroport de Chongqing (sud-ouest du pays) à 06h06 heure locale à destination de Nankin (à l'Est), où il s'est posé après environ 17 heures de vol. Le voyage de Chongqing à Nankin, d'une distance totale de 1 190 kilomètres, a permis à Bertrand Piccard d'assister au lever du jour au-dessus du fleuve Yangtsé, puis au coucher du soleil sur ce même bassin du Yangtsé, qui irrigue aussi Nankin. L'avion, à l'envergure impressionnante de 72 mètres, ne devait initialement faire qu'une brève escale à Chongqing. Il y est finalement resté trois semaines, cloué au sol par des conditions météorologiques défavorables. Mégalopole à la croissance ébouriffante, Chongqing est fréquemment enveloppée de brumes, aggravées par une pollution persistante, qui ont compliqué le rechargement des batteries au lithium de l'appareil. Des vents contraires ont aussi retardé le départ. Le second pilote de l'avion solaire, André Borschberg, a de surcroît dû retourner temporairement en Suisse pour effectuer un contrôle médical en raison de migraines. Hier, un porte-parole de Solar Impulse a indiqué qu'André Borschberg serait de retour en Chine d'ici à vendredi. L'avion solaire devrait rester une dizaine de jours à Nankin, le temps d'un check-up complet, avant d'affronter le Pacifique. Cette prochaine étape, la plus longue, durera cinq jours consécutifs de vol pour un seul pilote, chargé de rallier l'archipel américain de Hawaï.

L'ex-comptable d'Auschwitz demande « pardon »
 

 
Julian Stratenschulte/Pool/AFPAu premier jour de son procès en Allemagne, Oskar Gröning, l'ancien comptable d'Auschwitz, a demandé « pardon » aux victimes de la Shoah en assumant sa faute « morale », mais a distingué son travail de celui des bourreaux. Le nonagénaire a écouté avec attention la lecture de l'acte d'accusation. Le parquet lui reproche d'avoir « aidé le régime nazi à tirer des bénéfices économiques des meurtres de masse », en envoyant l'argent des déportés à Berlin, et d'avoir assisté à la « sélection » séparant, à l'entrée du camp, les déportés jugés aptes au travail de ceux qui étaient immédiatement tués. « Pour moi, il ne fait aucun doute que je partage une culpabilité morale », a répondu l'ancien SS, âgé de 93...
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