Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a quitté lundi tard en soirée Beyrouth à destination de Doha. Son homologue libanais, Samir Mokbel, et l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, étaient présents à l'AIB pour son départ, au terme d'une visite de 24 heures au cours de laquelle M. Le Drian a assisté à la première livraison d'armes françaises à la troupe libanaise, dans le cadre du don saoudien de 3 milliards de dollars.
Dans un discours prononcé plus tôt dans la journée, Jean-Yves Le Drian avait évoqué la situation au Yémen, dénonçant « une entreprise de déstabilisation » menée par l'Iran dans ce pays, et affiché clairement son soutien à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite face aux rebelles chiites houthis. « À l'initiative de l'Arabie saoudite, des États de la région ont souhaité unir leurs forces pour mettre un coup d'arrêt à l'entreprise de déstabilisation, soutenue depuis l'étranger, dont le gouvernement légitime du président Abd Rabbo Mansour Hadi a été victime », a déclaré M. Le Drian. « La France ne transigera jamais avec ceux qui veulent une fois encore détruire les institutions légitimes d'un État pour accroître leur influence et réaliser le rêve d'une puissance régionale hégémonique », a-t-il dit. « Même si nous n'intervenons pas directement, nous nous tenons aux côtés de ceux qui agissent pour rétablir la stabilité au Yémen », avait ajouté le ministre français. « J'ai mis en garde contre des volontés hégémoniques sur le Yémen, un peu sur ici aussi », a-t-il également dit dans une allusion à l'influence de Téhéran sur le Hezbollah.
Liban
Fin de la visite à Beyrouth du ministre français de la Défense
OLJ / le 22 avril 2015 à 01h01


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