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Libye: l'UE met en garde ceux qui "sapent" les négociations

L'Union européenne, qui fait pression depuis des mois sur les factions libyennes, a averti vendredi "ceux qui continuent de saper les négociations" entre parlements rivaux pour un gouvernement d'unité nationale qu'ils devront rendre des comptes.

"Tous les groupes en Libye devraient s'abstenir de tout acte qui augmente les tensions alors que les parties libyennes sont engagées dans une phase décisive du dialogue politique", a déclaré la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, dans un communiqué.
"Ceux qui continuent de saper les négociations seront identifiés par la communauté internationale et tenus responsables de leurs actes", a-t-elle continué, alors que l'UE a adopté un texte ouvrant la voie à l'établissement d'une liste noire de personnes accusées d'entraver le processus, dont les avoirs pourront être gelés en Europe.

L'émissaire de l'Onu, Bernardino Leon, supervise depuis le mois de mars au Maroc des pourparlers entre les deux parlements rivaux, l'un basé à Tripoli, la capitale contrôlée par la coalition de milices Fajr Libya, l'autre reconnu par la communauté internationale et exilé à Baïda (est). Ces négociations doivent reprendre la semaine prochaine.
L'objectif est de parvenir à un arrêt des violences et la mise en place d'un gouvernement d'union dans un pays sous le joug des milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Mais les divisions au sein de chaque camp, l'échec des forces politiques à contenir les puissantes milices armées, les ingérences extérieures et la montée en force des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) compromettent les chances de trouver une solution politique, selon les experts.
"J'appelle tous les participants à négocier de bonne foi et dans un esprit de compromis et de réconciliation", a insisté Mme Mogherini.
Elle doit présenter le 20 avril aux ministres des Affaires étrangères de l'UE différents scénarios pour l'envoi d'une mission européenne en Libye, une fois qu'un gouvernement d'union aura été formé et si celui-ci en formule la demande.

Cette mission de soutien au nouveau gouvernement pourrait sécuriser certains sites sensibles comme des aéroports ou bâtiments gouvernementaux, surveiller un cessez-le-feu ou déployer des forces navales au large des côtes libyennes. "Mais cela ne se fera peut-être jamais", souligne une source européenne, en évoquant parmi les conditions requises une demande des Libyens et une "envie" des Européens.

L'Union européenne, qui fait pression depuis des mois sur les factions libyennes, a averti vendredi "ceux qui continuent de saper les négociations" entre parlements rivaux pour un gouvernement d'unité nationale qu'ils devront rendre des comptes."Tous les groupes en Libye devraient s'abstenir de tout acte qui augmente les tensions alors que les parties libyennes sont engagées dans une phase...