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Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien

Rohani se jette dans l’arène pour encourager un accord

Photo souvenir pour les médiateurs à Lausanne. Fabrice Coffrini / AFP

Le président iranien Hassan Rohani a contacté hier plusieurs dirigeants des grandes puissances pour stimuler un accord sur le nucléaire. M. Rohani a appelé un par un ses homologues français François Hollande, russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron, mettant tout son poids dans la balance à quelques jours de la date du 31 mars, fixée par les négociateurs pour aboutir au minimum à un accord de principe sur le nucléaire iranien. À ses trois interlocuteurs, M. Rohani a répété l'une des exigences invariables de Téhéran, « l'annulation totale des sanctions » internationales qui asphyxient l'économie iranienne, selon le site de la présidence.
Moscou et Téhéran espèrent que ces négociations « seront couronnées de succès », a indiqué le Kremlin après l'entretien entre MM. Rohani et Poutine. La France a répété pour sa part ses exigences d'un « accord durable, robuste et vérifiable garantissant que l'Iran n'aura pas accès à l'arme nucléaire », selon un communiqué de l'Élysée.
En outre, a encore rapporté le site présidentiel iranien, M. Rohani « a envoyé une lettre aux présidents de chacun des pays membres du groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) ». Nouvelle confirmée par la Maison-Blanche.
Cette intervention exceptionnelle du président iranien survient alors que des discussions intenses ont repris hier dans la ville suisse de Lausanne, où se sont retrouvés le secrétaire d'État américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, en vue d'arracher un compromis avant la fin du mois. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius est attendu, lui, demain à Lausanne. « Nous croyons vraiment que nous pouvons faire cela d'ici au 31 (mars) », a déclaré un haut responsable du département d'État sous le couvert de l'anonymat. « Dans l'ensemble, je suis optimiste », a affirmé, pour sa part, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi, mettant toutefois en garde contre l'activisme des adversaires d'un accord.
Les négociations sur le nucléaire iranien, relancées il y a plus d'un an, doivent aboutir avant la fin du mois à un accord politique, ou au minimum une entente, avant un accord final englobant tous les aspects techniques d'ici au 30 juin. Les tractations ont repris toutefois dans un contexte régional extrêmement tendu, avec l'intervention militaire dans la nuit de mercredi d'une coalition conduite par l'Arabie saoudite sunnite contre les rebelles chiites houthis au Yémen, soutenus par Téhéran. Mais l'opération n'aura « pas d'impact » sur les négociations à Lausanne, a assuré hier un haut responsable américain.
(Source : AFP)

Le président iranien Hassan Rohani a contacté hier plusieurs dirigeants des grandes puissances pour stimuler un accord sur le nucléaire. M. Rohani a appelé un par un ses homologues français François Hollande, russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique David Cameron, mettant tout son poids dans la balance à quelques jours de la date du 31 mars, fixée par les négociateurs pour aboutir au minimum à un accord de principe sur le nucléaire iranien. À ses trois interlocuteurs, M. Rohani a répété l'une des exigences invariables de Téhéran, « l'annulation totale des sanctions » internationales qui asphyxient l'économie iranienne, selon le site de la présidence.Moscou et Téhéran espèrent que ces négociations « seront couronnées de succès », a indiqué le Kremlin après l'entretien entre MM. Rohani et...
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