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Liban - Politique

Le bloc du Futur accuse le 8 Mars d’avoir cherché à intimider Siniora

Les révélations de l'ancien Premier ministre devant le TSL expliquent la campagne de dénigrement menée contre lui, estiment les députés du Futur.

Réuni hier sous la présidence du député Samir Jisr, le bloc parlementaire du Futur s'est penché sur les révélations faites par son chef, Fouad Siniora, hier et lundi devant le Tribunal spécial pour le Liban dans le cadre de son témoignage dans l'affaire Hariri.
Dans un communiqué, il a mis l'accent sur l'importance des indications fournies par Fouad Siniora « aussi bien sur les circonstances que traversait le Liban avant et après l'assassinat (de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri) que sur les effets des ingérences abusives du régime syrien et de ses instruments au Liban et en Syrie », pour arriver à la conclusion suivante : « Les révélations de Fouad Siniora font la lumière sur les motivations de la campagne politique et médiatique lancée par le 8 Mars contre ce dernier, durant les jours qui ont précédé son témoignage.
Il a voulu, à travers cette campagne, essayer de barrer la voie aux informations qu'il a révélées. Ces tentatives (d'intimidation) ne se sont pas arrêtées dans le passé et ne s'arrêteront pas maintenant », a-t-il souligné.
Le bloc du Futur a ensuite vivement dénoncé « les ingérences de l'Iran dans les affaires des pays arabes, notamment le Yémen, l'Irak et la Syrie », en affirmant « rejeter le projet d'empire perse ». Il a stigmatisé en particulier les propos attribués au chef des gardiens de la révolution en Iran, le général Ghassem Souleimani, selon lesquels « l'Iran est présent au Liban et en Irak qui sont soumis d'une manière ou d'autre à la volonté et aux idées de Téhéran ». « L'Iran est capable de contrôler le potentiel que représentent ces deux pays, pour l'orienter en direction de l'ennemi. Ce même potentiel existe aussi en Jordanie », aurait-il encore dit.
« Le bloc du Futur assure que le Liban est un État indépendant et souverain. Il rejette catégoriquement toute immixtion dans ses affaires intérieures », selon le communiqué qui souligne que « les Libanais qui ont résisté aux tentatives menées pour contrôler et obtenir une satellisation de leur pays ne toléreront pas des tentatives renouvelées, quelles qu'en soient l'appellation ou les motivations ».
Sur un autre plan, le bloc a réitéré son appel à l'élection d'un nouveau chef de l'État, partant du principe que la prolongation de la vacance présidentielle « ne fait qu'exacerber les problèmes et les malheurs du Liban ».
Après avoir dénoncé les attentats terroristes en Tunisie et au Yémen, il a estimé que « la seule solution possible face aux terroristes intégristes réside dans un attachement à la modération et au centrisme sur lesquels l'islam est fondé ». Le bloc a appelé, dans ce contexte, à « une alliance des forces modérées face à ce fléau qu'est l'extrémisme pour empêcher son expansion ».

Réuni hier sous la présidence du député Samir Jisr, le bloc parlementaire du Futur s'est penché sur les révélations faites par son chef, Fouad Siniora, hier et lundi devant le Tribunal spécial pour le Liban dans le cadre de son témoignage dans l'affaire Hariri.Dans un communiqué, il a mis l'accent sur l'importance des indications fournies par Fouad Siniora « aussi bien sur les circonstances que traversait le Liban avant et après l'assassinat (de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri) que sur les effets des ingérences abusives du régime syrien et de ses instruments au Liban et en Syrie », pour arriver à la conclusion suivante : « Les révélations de Fouad Siniora font la lumière sur les motivations de la campagne politique et médiatique lancée par le 8 Mars contre ce dernier, durant les jours qui ont précédé...
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