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Moyen Orient et Monde - Yémen

Les houthis tentent de resserrer l’étau sur Aden

Signe des difficultés du président, ses lieutenants multiplient les appels à l'aide.

Les houthis ont tiré hier à Taëz sur des manifestants hostiles à leur présence dans la ville. Anees Mahyoub/Reuters

Les forces hostiles au président Abd Rabbo Mansour Hadi tentaient mardi de resserrer l'étau sur Aden, grande ville du sud du Yémen où est retranché le chef de l'État, dont les partisans se mobilisaient pour enrayer leur progression.
La milice chiite des houthis, qui contrôle la capitale Sanaa, cherche à étendre son influence vers Aden, fief du président Abd Rabbo Mansour Hadi dans le sud du Yémen. Ainsi, sur les axes de Dhaleh et Lahej, deux provinces proches de celle de Aden, les houthis, avec l'aide de forces fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont progressé alors que des combats à l'arme lourde ont eu lieu, ont indiqué des sources militaires et de sécurité. À Dhaleh, la milice chiite a pris le contrôle du siège de l'administration locale et progressé dans la ville au prix de violents affrontements, ont ajouté ces sources. Mais une bataille pour le contrôle du camp de la 33e brigade blindée, dans le nord de Dhaleh, s'est soldée par 10 morts et plusieurs blessés dans les rangs des anti-Hadi. Simultanément, dans la province de Lahej, des accrochages ont opposé les forces loyalistes aux forces conduites par les houthis, ont indiqué ces sources, faisant état de la destruction de deux véhicules de transport de troupes et d'un blindé. À la frontière entre les provinces de Lahej et de Taëz, dans la région Karch, deux civils ont été tués par des tirs de forces houthies, selon une source sécuritaire. Et dans la province d'al-Baïda dans le centre, neuf combattants tribaux et quinze houthis ont été tués lors des combats entre les miliciens et des tribus sunnites favorables au président Hadi, selon des sources tribales.
À Taëz, ville qui commande également la voie vers Aden, cinq personnes ont été tuées et 80 blessées quand des miliciens chiites ont ouvert le feu sur une manifestation hostile à leur présence dans la ville, selon des sources médicales et des responsables. En fin de journée, le gouverneur de la ville, Chawki Ahmad Hayel, a présenté sa démission pour protester contre la répression de cette manifestation. Par ailleurs, une confusion s'est imposée lorsque le chef de la police a démenti la prise par les houthis de l'aéroport de Taëz ou d'autres installations publiques estimant que le trafic aérien est « normal ».
Alors que la tension s'aggrave tout autour de la ville où est retranché le président Hadi, l'ambassadeur des États-Unis au Yémen, Matthew Tueller, a déclaré lundi que « le dialogue politique ne marchera pas si (le président) Hadi est renversé et capturé, et que Aden tombe, ce qui pourrait se passer très rapidement ». Il n'a pas pour autant précisé comment les États-Unis pourraient agir à ce sujet. « L'Arabie a bien proposé d'accueillir des négociations de paix entre les différentes parties au conflit, mais c'est le 7 avril, c'est-à-dire dans plus de 15 jours. Or, en attendant, la situation se détériore rapidement », a-t-il souligné.
Signe des difficultés de M. Hadi, considéré comme le chef de l'État légitime du Yémen par les Nations unies, ses lieutenants multiplient les appels à l'aide. Dans des déclarations diffusées lundi par la chaîne de télévision al-Hadath, le ministre par intérim des Affaires étrangères Ryad Yassin a demandé aux monarchies sunnites du Golfe d'intervenir militairement pour « stopper l'expansion des houthis ».
(Source : AFP)

Les forces hostiles au président Abd Rabbo Mansour Hadi tentaient mardi de resserrer l'étau sur Aden, grande ville du sud du Yémen où est retranché le chef de l'État, dont les partisans se mobilisaient pour enrayer leur progression.La milice chiite des houthis, qui contrôle la capitale Sanaa, cherche à étendre son influence vers Aden, fief du président Abd Rabbo Mansour Hadi dans le sud du Yémen. Ainsi, sur les axes de Dhaleh et Lahej, deux provinces proches de celle de Aden, les houthis, avec l'aide de forces fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont progressé alors que des combats à l'arme lourde ont eu lieu, ont indiqué des sources militaires et de sécurité. À Dhaleh, la milice chiite a pris le contrôle du siège de l'administration locale et progressé dans la ville au prix de violents affrontements, ont...
commentaires (6)

Ils ne vont resserrer rien du tout, mais vont recevoir plutôt sur la gueule....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

17 h 06, le 26 mars 2015

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Commentaires (6)

  • Ils ne vont resserrer rien du tout, mais vont recevoir plutôt sur la gueule....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 06, le 26 mars 2015

  • Tout comme ces fakîhrienistes tentent désespérément eux aussi, les puînéz-ébaubiz-et noircis, de resserrer l'étau sur Beyrouth, Damas et Bagdad !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    18 h 22, le 25 mars 2015

  • Une toute dernière information, en provenance de Sanaa, fait état de la fuite de Hadi, à bord d'un hélicoptère, de son domicile, à Aden. Hadi aurait pris la fuite, accompagné de diplomates bensaouds, et il aurait choisi Djibouti, comme lieu de refuge. Les combattants d'Ansarallah arrivent, quant à eux, à Aden. La Garde nationale yéménite a confirmé la fuite du président.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 32, le 25 mars 2015

  • ALI ABDALLAH SALEH UN PARAVENT... TOUT COMME NOUS EN AVONS... AUX LIBANAIS DE TIRER LA LEçON DE CE QUI ARRIVE AU YÉMEN !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 28, le 25 mars 2015

  • LA GUERRE RÉGIONALE TOTALE À DEUX POUCES... RESTERAIT-ELLE RÉGIONALE SI BEB EL MENDEB TOMBE ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 24, le 25 mars 2015

  • Selon les toutes dernières informations, la ville où Hadi a proclamé son Etat vient de tomber entre les mains des combattants d'Ansarallah. Des infos les plus contradictoires, sur le sort de Mansour Hadi, le Président démissionnaire yéménite, sont divulguées. La chaîne Al-Ahd a annoncé, dans un flash info, que l'avion de Mansour Hadi a quitté le Yémen, à destination de Djibouti. L'armée yéménite, épaulée par les comités populaires, qui est entrée, il y a quelques minutes, à Aden, a arrêté un certain nombre d'officiers attachés à Mansour Hadi, dont Mahmoud al-Sabihi, ancien ministre de la Défense et Nasser Haid, frère de Mansour Hadi. Les forces de l'armée yéménite et des comités populaires sont entrées, dans le golfe d'Aden, via Sheboh. Ce, alors qu'il y a quelques heures, l'agence Anatolie avait annoncé que Khaled al-Bahah avait quitté, mardi, le Yémen, à destination des Etats-Unis. Au terme d'une semaine de résidence assignée, Bahah s'est rendu aux Etats-Unis.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 17, le 25 mars 2015

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