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Liban - Course De Dbayé

L’épopée du jeune Rafic, un mystère qui reste entier...

Disparu pendant une demi-journée, le jeune garçon âgé de 10 ans affirme être rentré seul à la maison, ce qui équivaut à une distance de 45 kilomètres traversés à pied.

Rentré sain et sauf chez lui, Rafic est néanmoins en état de choc...

Il est environ 10h40 quand le jeune Rafic Walid Jomaa, tout juste âgé de 10 ans, franchit la ligne d'arrivée de la Course pour les jeunes, organisée en ce premier dimanche du printemps par l'Association du marathon de Beyrouth à la Marina de Dbayé. L'épreuve de 5 kilomètres, censée permettre de découvrir de nouveaux espoirs dans le monde de la course, n'a duré que neuf minutes pour le jeune garçon, originaire de Barja, qui a triché en sautant par-dessus une barrière du parcours. Il rejoint alors ses camarades d'école. Le groupe, une fois les médailles de participation distribuées, se dirige vers le bus de l'École officielle de ce village du Chouf, à bord duquel il était venu participer à la course. Mais quand un convoi d'ambulances veut se frayer un passage parmi les gens dans le parking, les camarades se divisent en deux groupes. Une fois le convoi passé, il s'avère que Rafic a disparu du parking.

Dans l'autocar, l'instituteur accompagnant les jeunes élèves remarque son absence et propose d'attendre son retour. Les jeunes, eux, sont fatigués et s'impatientent. L'autocar démarre alors vers Barja, où le directeur de l'école, alerté par l'absence du petit, contacte la présidente de l'Association du marathon de Beyrouth, May Khalil, ainsi que les parents de Rafic. Ces derniers accourent affolés aux alentours de midi à la Marina de Dbayé, tandis que May Khalil contacte l'armée et la Défense civile, déjà présentes pour sécuriser la course, et donne l'alerte pour lancer des recherches intensives.

L'unité de secours maritime, les Forces de sécurité intérieure et les pompiers ratissent alors la région. Les secours sont également lancés en mer. Sur les rochers longeant le bord de mer, les chiens policiers traquent la trace du jeune Rafic. Des avions sont même utilisés pour scruter les eaux, et les forces de l'ordre enquêtent avec l'instituteur et le conducteur de l'autocar, lequel assure que Rafic est monté dans l'autocar avant de quitter le véhicule à l'insu de tous. Une version que l'instituteur refuse de confirmer.
Alors que le soleil commence à se coucher à l'horizon, les recherches se poursuivent. Il est 18h30 quand la mère de Rafic, que May Khalil tente de calmer depuis des heures, reçoit un coup de fil de Barja. La voix de son fils retentit à l'autre bout du fil. Il est sain et sauf et vient d'arriver à la maison. May Khalil décide de raccompagner alors les parents au village pour s'assurer de la sûreté du petit.

« En état de choc »
L'histoire, qui a fait le tour du pays dimanche, colportée par des gens fascinés par l'épopée du jeune garçon « qui est rentré à pied de Dbayé à Barja », aurait pu s'arrêter là. Mais plus d'une interrogation se pose encore deux jours plus tard et l'affaire est loin d'être classée. En effet, des sources proches de la famille de Rafic ont confié hier à L'Orient-Le Jour que « Rafic refuse de répondre aux questions qu'on lui pose et dit simplement qu'il est rentré seul ». « Il n'a pas une seule égratignure aux pieds et il ne semble pas avoir marché 45 kilomètres en moins de six heures, ajoutent les sources. L'enfant est en quelque sorte en état de choc et ne veut rien dire à propos de son aventure. Toutes les hypothèses sont probables, même si la mère de Rafic a assuré qu'il ne parlait pas à des étrangers... »

Des craintes que la présidente de l'Association du marathon de Beyrouth, May Khalil, n'a pas voulu lever de manière tranchée. « Franchement, je suis une maman, et tout ce qui m'importait est que Rafic rentre sain et sauf, a-t-elle confié. J'ai tellement eu peur dimanche. C'était comme s'il s'agissait de mon fils. Aujourd'hui, les parents de Rafic, très modestes, assurent être une famille de bergers habitués à marcher de longues distances. Mais j'ai réclamé aujourd'hui l'ouverture d'une enquête pour tirer tout cela au clair, même si l'association n'est pas responsable de cet incident, Rafic ayant quitté le secteur de la course avec son instituteur et ses camarades d'école. »

Les organisateurs de l'événement sportif avaient en tout cas pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des participants, âgés entre 7 et 17 ans. Près de 1 200 volontaires supervisaient en effet la course, ainsi que 60 adultes. Quarante secouristes de la Croix-Rouge et un comité médical de 40 membres étaient présents également pour faire face à toute urgence qui surviendrait lors de la course, dont le parcours était délimité par 6 kilomètres de barrières et filmé par 9 caméras. « J'ai encore plus d'une interrogation en tête, a ajouté May Khalil. Rafic n'a pas répondu à mes questions et ne m'a pas dit pourquoi il n'est pas venu solliciter l'aide des organisateurs quand il a perdu de vue son autocar, et je ne sais pas si un enfant de 10 ans au visage tellement innocent peut traverser 45 kilomètres à pied en quelques heures. S'il en est capable, autant en faire une star de l'athlétisme ! »


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Il est environ 10h40 quand le jeune Rafic Walid Jomaa, tout juste âgé de 10 ans, franchit la ligne d'arrivée de la Course pour les jeunes, organisée en ce premier dimanche du printemps par l'Association du marathon de Beyrouth à la Marina de Dbayé. L'épreuve de 5 kilomètres, censée permettre de découvrir de nouveaux espoirs dans le monde de la course, n'a duré que neuf minutes pour le jeune garçon, originaire de Barja, qui a triché en sautant par-dessus une barrière du parcours. Il rejoint alors ses camarades d'école. Le groupe, une fois les médailles de participation distribuées, se dirige vers le bus de l'École officielle de ce village du Chouf, à bord duquel il était venu participer à la course. Mais quand un convoi d'ambulances veut se frayer un passage parmi les gens dans le parking, les camarades se divisent en...
commentaires (2)

C'est clair qu'il y a quelque chose qui cloche. Pourquoi est-il en état de choc? S'il avait marché 45 kms, il serait épuisé, tout simplement!

Soraya Naufal

07 h 49, le 24 mars 2015

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Commentaires (2)

  • C'est clair qu'il y a quelque chose qui cloche. Pourquoi est-il en état de choc? S'il avait marché 45 kms, il serait épuisé, tout simplement!

    Soraya Naufal

    07 h 49, le 24 mars 2015

  • Le mystère continue. Non seulement "comment un enfant de 10 ans au visage tellement innocent peut traverser 45 kilomètres à pied en quelques heures", sans boire un liquide et sans se nourrir, mais aussi comment ce petit a-t-il retrouvé le chemin de Dbayé à Barja ?! A moins qu'un ange ne l'ai fait voler avec lui. Une histoire incroyable. Il est très difficile de croire la version qui en est donnée.

    Halim Abou Chacra

    05 h 48, le 24 mars 2015

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