Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Conflit

Les antagonistes totalement sourds aux appels à la désescalade

Riyad a sommé les houthis de mettre fin à leur « coup d'État ».

À Taëz, des milliers de personnes ont encore manifesté hier pour réclamer le départ des houthis. Anees Mahyoub/Reuters

Les belligérants au Yémen ont continué hier à mobiliser leurs troupes en dépit d'un appel du Conseil de sécurité de l'Onu à reconnaître la « légitimité » du président et préserver « l'unité » du pays, où le conflit s'est aggravé.
Les houthis, proches de l'Iran et qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord du Yémen, bénéficient de puissants soutiens dans l'armée parmi les fidèles de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir de 1978 à 2012. M. Saleh a fait cause commune avec les houthis aux dépens du président Hadi qui, lui, est soutenu par les monarchies sunnites du Golfe, dont l'Arabie saoudite.

« Pas le drapeau iranien »
Abd Rabbo Mansour Hadi a fui Sanaa et s'est réfugié en février à Aden, deuxième ville du pays. Il a promis de tout faire pour que ce soit « le drapeau de la République du Yémen (qui) flotte sur les montagnes de Maran (bastion des houthis) à Saada, et non pas le drapeau iranien ». Pour sa part, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al-Fayçal, a sommé hier les houthis de mettre fin à leur « coup d'État », de se retirer de « tous les bâtiments publics » et de permettre « le rétablissement du gouvernement légitime ».
Sur le terrain, deux convois militaires de houthis, qui faisaient route en direction d'Aden, ont dû rebrousser chemin après s'être heurtés à la résistance de tribus à Haijat al-Abd et al-Maqatara, respectivement à 40 et 80 km de Taëz, ont indiqué à l'AFP des responsables locaux et des sources sécuritaires. Aucun bilan de victimes n'a été fourni. À Taëz (Sud-Ouest), troisième ville du pays, des milliers de personnes ont encore manifesté hier autour d'un camp des forces spéciales pour réclamer le départ des commandants de ces unités proches des houthis, ont indiqué des protestataires. En fin de journée, quatre manifestants ont été blessés par des tirs visant à disperser une nouvelle manifestation, selon des témoins.
De son côté, le ministre de la Défense, le général Mahmoud al-Soubeihi, a inspecté hier les forces pro-Hadi dans la région de Karch, à la frontière entre les provinces de Lahj et de Taëz, et les a exhortées à mieux coordonner leurs positions pour « contrer toute avancée des houthis ».

« Scénario libyen ou syrien »
Signe de son activisme croissant au détriment d'el-Qaëda, l'EI a affirmé avoir tué 29 agents de sécurité dans la province de Lahj (Sud), la deuxième « wilaya » qu'elle revendique dans ce pays après Sanaa. De plus, le groupe jihadiste a mis hier en ligne des photos des cinq kamikazes (des attentats de Sanaa vendredi dernier), précisant que quatre d'entre eux étaient originaires d'Ibb (Sud) et le cinquième de Sanaa.
Enfin, lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité, l'émissaire de l'Onu Jamal Benomar a prévenu que le Yémen s'acheminait vers « une guerre civile » et risquait la « dislocation » avec « une division croissante entre le Nord et le Sud ». Continuer les hostilités mènera « à un scénario libyen ou syrien » et la seule solution est politique, a assuré l'émissaire de l'Onu. Mais le chef des houthis a implicitement rejeté une offre de dialogue à Riyad, proposée par l'Arabie saoudite à la demande du président Hadi. « Le dialogue ne peut pas être placé sous le patronage d'une quelconque partie qui alimente les tensions au sein du peuple yéménite », a-t-il martelé dans une allusion à l'Arabie saoudite, qui classe les houthis comme organisation « terroriste ».

Les belligérants au Yémen ont continué hier à mobiliser leurs troupes en dépit d'un appel du Conseil de sécurité de l'Onu à reconnaître la « légitimité » du président et préserver « l'unité » du pays, où le conflit s'est aggravé.Les houthis, proches de l'Iran et qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord du Yémen, bénéficient de puissants soutiens dans l'armée parmi les fidèles de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir de 1978 à 2012. M. Saleh a fait cause commune avec les houthis aux dépens du président Hadi qui, lui, est soutenu par les monarchies sunnites du Golfe, dont l'Arabie saoudite.
« Pas le drapeau iranien »Abd Rabbo Mansour Hadi a fui Sanaa et s'est réfugié en février à Aden, deuxième ville du pays. Il a promis de tout faire pour que ce soit « le drapeau de la République...
commentaires (2)

QUELS ANTAGONISTES ? IL N'Y A QUE LES HOUTHIS AGENTS DE LA MAINMISE PERC(S)ÉE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 21, le 24 mars 2015

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (2)

  • QUELS ANTAGONISTES ? IL N'Y A QUE LES HOUTHIS AGENTS DE LA MAINMISE PERC(S)ÉE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 21, le 24 mars 2015

  • Et dire que même au Liban certains fous donnent parfois l'impression que le vivre-ensemble sectaire est impossible !

    Halim Abou Chacra

    11 h 20, le 24 mars 2015

Retour en haut