Lena Kelekian.
Et le cœur de Brave Heart bat la chamade
Donateurs et amis se sont mobilisés au profit des enfants souffrant de maladies cardiaques congénitales lors du dîner de gala de l'association Brave Heart à l'hôtel Phoenicia. Car, sans cela, 70 % de ces enfants malades n'atteindront pas leur première année.
Au programme : le discours d'une ardente défenseuse des enfants, l'actrice et réalisatrice Nadine Labaki ; le contre-ténor Matteo Khodr; la reine du TaraPop Aziza, et une vente aux enchères orchestrée par l'infatigable Mariana Wehbé, qui a proposé une sélection de boîtes à surprises garnies notamment par Peter Zimmerman, Chopard (invitation à monter les marches de Cannes) et Élie Saab (un thé en compagnie du couturier, ainsi qu'une invitation à son défilé de mode à Paris, suivie de la visite des coulisses).
Dans le lot également, une Nissan Juke 2015 et un voyage à Paris avec, notamment, une expédition au château de Versailles en compagnie du sémillant écrivain et journaliste Gonzague Saint-Bris, sans oublier une visite du musée du Louvre avec l'actrice Anne Parillaud!
Quant à Alia Mouzannar, elle a spécialement créé pour l'occasion un beau bijou interchangeable (trois en un) cité dans un article du Financial Times et dans la rubrique Luxury du The Telegraph : des boucles d'oreilles au mécanisme ingénieux pouvant être portées en bague. La pièce a été adjugée 20 000 dollars.
Parmi les présents ce soir-là, Mouna Hraoui, Lama Salam, Fouad et Hoda Siniora, le célébrissime joaillier italien Alberto Repossi, Monette Chaaya, Rasha Bsat, Clovis et Alma Maalouf, Abdo et Salma Tabbara, Fayez et Asma Rasamny, Hana Naja, Mario Saradar, Nicolas et Michelle Gharzouzi, May el-Khalil, Nancy Gabriel Harfouche, Waël et Najla Siniora, Chérine Matar Jokhdar, Ghida Rabbat, Chérine Ammache, Saad et Karima Azhari, Mohammad et Nelly Zeidan, Theresa Mansour, Maher Merhebi, Namir et Lina Cortas, Yasser et Nadine Akkaoui, Ibrahim Melki, Issam el-Rassi, Toufic el-Zein, etc.
Tout, savoir tout, tout, tout sur les festivals...
À l'initiative de la présidente du festival de Beiteddine Nora Joumblatt (qui ne chôme jamais !), l'Association des festivals européens (EFA) tient sa réunion annuelle à Beyrouth. Ses ateliers de travail se déroulent depuis dimanche à l'ESA. Une opportunité pour les Libanais de rencontrer des experts des secteurs de l'art, de la culture et de l'entrepreneuriat.
Le coup d'envoi a été donné samedi soir à la villa Sursock par les deux ministres du Tourisme et de la Culture, Michel Pharaon et Rony Arayji, en présence des ambassadeurs de Belgique et d'Autriche, du chargé d'affaires turc et des présidentes des festivals de Baalbeck (Nayla de Freige), de Zouk (Zalfa Boueiz), du Printemps (Gisèle Khoury Kassir et Randa Asmar) et de Beirut Chants (Micheline Abi Samra). Présents aussi, le Maqamat Dance Theater (Omar Rajeh), le Zoukak Theater (Maya Zbib et Omar Abi Azar) et beaucoup d'autres, alors que le festival de Byblos s'illustrait par son absence.
À travers l'EFA, Beyrouth accueille des stars telle la British Ruth Mackenzie. Elle avait orchestré pour cinq millions de spectateurs le parcours arty du London Festival 2012, versant culturel des Jeux olympiques, et embrasé le Royaume-Uni par les expositions (David Hockney, Damien Hirst, Lucian Freud, Anish Kapoor, etc.), les concerts de musique, le chant, la danse et le théâtre avec les grands noms de la scène britannique... Avec toujours la même pêche et le même esprit festif, elle avait dirigé le Manchester International Festival et le Scottish Opera. Aujourd'hui, elle est à la tête du festival de Hollande.
Autre belle surprise : débarque demain soir l'ancien directeur du festival d'Avignon et fondateur de la Sept, pôle français de la chaîne Arte, Bernard Faivre d'Arcier, aujourd'hui président des Biennales de Lyon et de l'EPCC Metz-en-Scènes, et vice-président du Théâtre de la Ville à Paris. Ce grand monsieur, qui porte haut l'étendard de la création théâtrale, est aussi l'auteur d'un truculent ouvrage, Abécédaire du spectateur, Bienvenue au festival d'Avignon, qui raconte les coulisses du spectacle et les couloirs d'administration.
Parmi les invités également, une autre capitaine qui se nomme Hortense Archambault, tout récemment nommée à la tête de la Maison de la culture de la Seine-Saint-Denis, à Bobigny, scène nationale, dite MC93. Il s'agit de l'ancienne codirectrice du festival d'Avignon (avec Vincent Baudriller, de 2003 à 2013)...
Présente aussi, la Palestinienne Rania Élias, directrice de Yabous production, qui mène tambour battant le Jérusalem festival de musique, seul événement artistique organisé dans la partie arabe de la ville (sur le site archéologique des Jardins des tombeaux des rois). Ex-directrice administrative de Riwaq – centre pour la conservation de l'architecture de Ramallah, siégeant au conseil d'administration de plusieurs organisations tant palestiniennes qu'internationales, Rania Élias a dirigé l'opération al-Quds (Jérusalem) ville culturelle du monde arabe 2009, un symbole avant toute chose de la volonté des Palestiniens de Jérusalem de montrer que leur culture est toujours vivante.
Quand Adonis s'amuse, rue de la Verrerie
Littérature et peinture sont deux pratiques qui dialoguent depuis des siècles... Avec Adonis, cela donne 90 doubles poèmes qui ont séduit la galerie Azzedine Alaïa. L'exposition qui démarre ce soir au 18, rue de la Verrerie à Paris, retrace 20 ans de création visuelle. Figure légendaire de la poésie contemporaine, penseur éminent en philosophie et en politique, Adonis avait d'abord développé la peinture et le collage « timidement » et en secret... Tout cela a commencé un jour où il n'avait pas le moral et qu'il était pris du fameux vertige de la page blanche. Il « s'amusait » à unir collages (matériaux trouvés) et calligraphie, explorant d'autres moyens d'expression et découvrant avec plaisir les dédales de l'aventure picturale. Bien lui a en pris puisque cette activité a pris de l'envergure pour « devenir l'atelier et l'extension de la poésie ». Pour la petite histoire, Ziad Dalloul, de passage il y a quinze ans chez le poète, découvre l'œuvre et s'emballe. Adonis n'a pas osé avouer qu'il en était l'auteur, prétendant que c'était l'œuvre d'un ami. Finalement, le secret dévoilé, Ziad, qui avait à l'époque une galerie à Paris, lui organise une exposition. Celle de ce soir est conçue en dialogue avec Donatien Grau et est accompagnée d'une monographie coéditée par l'association Azzedine Alaïa et Acte Sud. Le livre rassemble un avant-propos du couturier, des essais critiques d'Emanuel Coccia et d'Andrea Zanzotto, ainsi qu'une conversation entre Adonis et Adel Abdelssemed, artiste plasticien franco-algérien, exposé il y a quelques années au Centre Pompidou à Paris.
Le superscore de Lena
Dans les Olympiades, il n'y a pas seulement l'adrénaline du terrain de basket-ball et l'exaltation du saut en hauteur. Les jeux ne consistent pas uniquement à privilégier la performance dans le sport, mais aussi dans les arts et la culture. Dans ce domaine, l'artiste peintre Lena Kelekian collectionne les prix et les honneurs du Comité international olympique. Après le prix Flambeau des JO de l'hiver 2006 à Turin (sélectionnée parmi dix mille artistes internationaux), la médaille d'or de l'Olympic Fine Arts à Beijing Chine (2008), de l'Olympic Water Cube Art 2012 (Beijing) et la médaille d'or de London 2012 Festival, elle brandit aujourd'hui son trophée olympique Art et sport décerné par le Comité international olympique (CIO). La cérémonie s'est déroulée à l'hôtel Padova en présence des membres du Comité olympique libanais et de son président Jean Hammam, du représentant de la CIO au Liban Tony Khoury, de l'ambassadeur du Royaume-Uni Tom Fletcher, du chargé d'affaires de l'ambassade du Bangladesh Rascul l'Islam, du consul de Chine Hang Ching, du consul grec Thanos Laeious, de Wendy Raharjo (attachée culturelle auprès de l'ambassade d'Indonésie), de Georgia Pirilli Chidiac (du département consulaire chypriote), mais aussi de Nabil Bawab, Antoine Zakhia, Safia Zein, Mona Farès, Vasso Salam, Hagop Sulahian, Leila Ajam, Edgar Aoun, Bassima Batouli, etc.
Lena Kelekian, qui est présidente de l'association Olympia Fine Arts, dont le siège est en Finlande, a déjà obtenu 28 récompenses pour ses créations artistiques, dont La toile d'or (France) et l'Artiste de la Communauté européenne (UE), mais aussi la clé de la ville de Phistsanulok (Thaïlande) et le titre d'ambassadeur au Liban des Beaux-Arts de Corée de Sud. Ses œuvres sont exposées dans de nombreux musées, notamment aux musées des Jeux olympiques de Pékin, de Londres et de Sarajevo... Lena Kelekian espère prendre part à l'exposition de Rio l'année prochaine.
ditavonbliss@hotmail.com
Donateurs et amis se sont mobilisés au profit des enfants souffrant de maladies cardiaques congénitales lors du dîner de gala de l'association Brave Heart à l'hôtel Phoenicia. Car, sans cela, 70 % de ces enfants malades n'atteindront pas leur première année.Au programme : le discours d'une ardente défenseuse des enfants, l'actrice et réalisatrice Nadine Labaki ; le contre-ténor Matteo Khodr; la reine du TaraPop Aziza, et une vente aux enchères orchestrée par l'infatigable Mariana Wehbé, qui a proposé une sélection de boîtes à surprises garnies notamment par Peter Zimmerman, Chopard (invitation à monter les marches de Cannes) et Élie Saab (un thé en compagnie du couturier, ainsi qu'une invitation à son défilé de mode à Paris, suivie de la visite des coulisses).Dans le...


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