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Liban

Sleiman : Je me suis rangé aux côtés du camp le plus faible pour l’empêcher de prendre les armes...

L'ancien chef d'État, Michel Sleiman, a affirmé qu'il avait dû se ranger, à la fin de son mandat, aux côtés de « la faction la plus faible pour l'empêcher de prendre les armes », estimant qu'un président de la République est capable, par ses prises de position et grâce à sa personnalité, de réaliser un certain équilibre dans le pays.
M. Sleiman, qui s'exprimait dans le cadre d'un entretien à la radio, s'est dit opposé à tout échange en dehors d'une procédure judiciaire dans l'affaire des militaires otages, soulignant toutefois sa préférence pour une amnistie présidentielle qui serait octroyée à ceux qui auraient déjà fait l'objet d'un verdict. Les jihadistes preneurs d'otages exigent la libération de détenus islamistes à la prison de Roumieh pour libérer les militaires.
En réponse à une question, l'ancien président de la République a déclaré qu'il est le premier chef d'État depuis Taëf à avoir exercé son pouvoir en l'absence des autorités syriennes « qui jouaient un rôle d'arbitre dans l'application du texte fondamental ». « Mon expérience a été différente de celle des autres », a-t-il dit, soulignant ne pas vouloir rentrer dans un jeu de comparaison avec ses prédécesseurs. Et de souligner, par ailleurs, que « l'histoire mentionne généralement les guerres que provoquent les chefs et les dirigeants, mais pas celles qui ont été évitées par ces derniers ».
M. Sleiman a révélé que son épouse avait joué un rôle majeur pour le convaincre, au quotidien, de ne pas accepter la prorogation de son mandat, rappelant qu'il avait déjà annoncé sa décision plus de deux ans avant l'expiration de son mandat. Prié de commenter la réaction de ceux qui lui avaient reproché d'avoir accepté d'être élu sans passer par les mesures constitutionnelles requises, notamment la nécessité d'amender la clause permettant au commandant en chef de l'armée de se présenter, Michel Sleiman a répondu : « Je blâme les hommes politiques qui m'ont élu (...). Ce sont eux qui ont commis une violation de la Constitution. »
M. Sleiman a évoqué la déclaration de Baabda – « made in Lebanon à 100 % » – soutenant avoir également restitué au Liban, durant sa présidence, son pouvoir de décision en matière de politique extérieure.
À la question de savoir s'il regrette une de ses décisions en tant que président, il a répondu : « J'aurai dû être plus ferme à certains moments (...). La ligne que j'ai adoptée était progressive. J'ai beaucoup essayé de convaincre les parties de dialoguer (...). Lorsque les événements se sont précipités, j'ai dû hausser le ton pour qu'il n'y ait pas de confrontation entre les deux parties. »

L'ancien chef d'État, Michel Sleiman, a affirmé qu'il avait dû se ranger, à la fin de son mandat, aux côtés de « la faction la plus faible pour l'empêcher de prendre les armes », estimant qu'un président de la République est capable, par ses prises de position et grâce à sa personnalité, de réaliser un certain équilibre dans le pays.M. Sleiman, qui s'exprimait dans le cadre d'un entretien à la radio, s'est dit opposé à tout échange en dehors d'une procédure judiciaire dans l'affaire des militaires otages, soulignant toutefois sa préférence pour une amnistie présidentielle qui serait octroyée à ceux qui auraient déjà fait l'objet d'un verdict. Les jihadistes preneurs d'otages exigent la libération de détenus islamistes à la prison de Roumieh pour libérer les militaires.En réponse à une question,...
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