Des rebelles islamistes ont capturé hier cinq membres de l’équipage d’un hélicoptère militaire du régime syrien dans la province d’Idleb. Abed Kontar/Reuters
Des rebelles islamistes ont capturé hier cinq membres de l'équipage d'un hélicoptère militaire du régime syrien dans la province d'Idleb, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), précisant que l'un d'eux a été tué. « Un hélicoptère du régime a fait un atterrissage forcé dans la région de Jabal al-Zawiya, un bastion du Front al-Nosra (la branche syrienne d'el-Qaëda) », a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. « Quatre membres de l'équipage ont été capturés et un cinquième a été tué par des hommes armés dans un village de la zone », a-t-il précisé. Deux membres de l'équipage sont aux mains d'al-Nosra, tandis que deux autres ont été capturés par un autre groupe islamiste inconnu. Et au moins une sixième personne est en fuite. L'OSDH a montré des photos d'hommes entourant un hélicoptère endommagé et penché sur le flanc, dans une plaine. La télévision d'État syrienne a pour sa part reconnu qu'un « hélicoptère militaire s'est écrasé lors d'un atterrissage forcé en raison d'une panne technique dans la province d'Idleb. Les recherches pour trouver l'équipage sont en cours ».
Sur un autre plan, le président Bachar el-Assad a plaidé hier pour un ordre du jour « précis » afin de garantir la réussite des discussions sur un règlement en Syrie prévues à Moscou entre représentants du régime et de l'opposition tolérée, a rapporté l'agence Sana. En recevant l'émissaire russe Azamat Kolmakhmudov, ex-ambassadeur à Damas, M. Assad a dit son « attachement à la réussite des efforts russes » en vue de la rencontre prévue du 6 au 9 avril à Moscou, allié indéfectible du régime syrien.
Pour rappel, samedi, la Coalition nationale syrienne, principal mouvement de l'opposition en exil, a annoncé qu'elle rejetait une invitation de la Russie pour participer à ces discussions, mettant en garde contre une tentative de remettre Bachar el-Assad sur le devant de la scène. « Il n'y a pas de raison de participer à la rencontre de Moscou 2, surtout que nous percevons des tentatives de la part des alliés du régime, notamment la Russie et l'Iran de remettre Assad sur le devant de la scène », a déclaré à l'AFP Anas al-Abdé, réitérant le refus de « toute transition politique dont ferait partie Assad ». En outre, il avait notamment souligné l'absence d'un « ordre du jour clair » pour les pourparlers de Moscou.

