Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde

Images du monde

Mohammad Ismail/Reuters

Solidarité des Afghanes aux funérailles d'une jeune femme lynchée

Des centaines de personnes ont assisté hier à Kaboul aux funérailles d'une femme lynchée il y a quelques jours par une foule dans la capitale afghane. Jeudi, une foule dense avait battu à mort cette femme soupçonnée d'avoir brûlé un exemplaire du Coran près de la mosquée du quartier de ShahDo Shamshera, dans le centre de Kaboul. Son corps a été jeté dans le lit du fleuve Kaboul avant d'être enflammé. Le président Ashraf Ghani avait fermement condamné cet acte vendredi, ajoutant qu'il entrait « clairement en contradiction avec la charia (loi islamique) et le système de justice islamique ». M. Ghani a également ordonné une enquête sur l'affaire, qui a donné lieu à l'arrestation de 13 suspects, selon la police.
Ainsi, la cérémonie des funérailles, qui a eu lieu au cimetière du quartier de Panjsad Families (nord de Kaboul), s'est déroulée dans le calme hier matin. Plusieurs membres du Parlement afghan y ont assisté, ainsi que des responsables gouvernementaux. Fait rare en Afghanistan, ce sont des femmes, militantes et membres de la société civile qui ont porté au cimetière le cercueil de la victime, Farkhunda, 27 ans. La foule a crié « Dieu est grand » en demandant au gouvernement de mener les coupables devant la justice. « C'est un crime contre cette famille, un crime contre une sœur et un crime contre l'humanité », a lancé au micro Bari Salam, un militant des droits de l'homme. Najeebullah, le frère de la victime, a dit à l'AFP lors des funérailles que sa sœur était « profondément religieuse, (et qu'elle) récitait le Coran et priait cinq fois par jour ».

 

Richard III, le squelette « du parking »

 

 

Richard III, le dernier roi Plantagenêt, va enfin recevoir un enterrement digne d'un monarque, jeudi, dans la cathédrale de Leicester à l'issue de cinq jours de célébrations qui ont débuté hier. Bien que n'ayant régné que deux ans (1483-1485), Richard III a marqué l'histoire anglaise, en tant qu'ultime roi issu de la maison royale d'York et dernier souverain anglais à être tombé au champ d'honneur. Il est également resté dans les annales comme un tyran sanguinaire, une réputation en grande partie orchestrée par la dynastie des Tudor, qui lui a succédé, puis immortalisée par la pièce Richard III de William Shakespeare, mais actuellement contestée par des associations de passionnés qui s'efforcent de le réhabiliter.
L'extraordinaire épopée de sa dépouille mortelle, retrouvée sous un parking quelque 530 années après sa mort à la dernière grande bataille de la guerre des Deux-Roses, à Bosworth (nord de l'Angleterre) en 1485, a fait le tour du monde. La dépouille du dernier Plantagenêt était présumée perdue depuis que le monastère de Greyfriars, dans lequel le roi avait été enterré à la va-vite en 1485, avait été détruit dans les années 1530, au cours du schisme anglican sous le règne de Henri VIII. Mais l'Association Richard III a fait équipe avec des archéologues de l'Université de Leicester pour fouiller le site de l'ancien prieuré, prédisant avec justesse le lieu où il aurait été enterré. Coïncidence ou signe ? Le « squelette n°1 », ainsi qu'il a tout d'abord été baptisé, a été retrouvé sous une place de parking portant la lettre « R » de « réservé ». Avant même les tests ADN, la probabilité qu'il s'agisse de Richard III était très forte : la datation au carbone 14 indiquait que l'homme était mort entre 1455 et 1540, tandis que la colonne vertébrale incurvée et les huit blessures à la tête correspondaient à l'histoire de ce roi atteint d'une sévère scoliose et mort sur le champ de bataille. Eddie Keogh/Reuters

 

Une sculpture de Juan Carlos très controversée...

 

 

Une exposition controversée montrant une sculpture de l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos en train d'être sodomisé a finalement ouvert ses portes ce week-end au Musée d'art contemporain de Barcelone, son directeur étant revenu sur sa décision polémique de l'annuler. C'est la présence de la sculpture montrant le roi Juan Carlos, souverain d'Espagne pendant 39 ans jusqu'à son abdication en juin 2014, nu, à quatre pattes, étant pénétré par la responsable syndicaliste bolivienne Domitila Barrios, elle-même sodomisée par un chien, un berger allemand, qui l'avait poussé à annuler l'exposition. Cette œuvre en papier mâché de l'artiste autrichienne Ines Doujak, baptisée « Not Dressed for Conquering/Haute Couture 04 Transport », avait déjà été présentée au public en décembre lors de la biennale de São Paulo. Sa créatrice avait alors expliqué qu'elle « joue avec les relations de pouvoir et les subvertit ». Après avoir appris qu'elle figurait parmi les œuvres des 30 artistes internationaux composant l'exposition organisée en partenariat avec le Wurttembergischer Kunstverein, de la ville allemande de Stuttgart, Bartomeu Mari avait demandé aux commissaires qu'ils retirent « cette image très sensible », selon les médias espagnols.
Les commissaires ont refusé, poussant le directeur à annuler toute l'exposition. Une décision polémique qui a suscité un débat animé en Espagne. Baptisée « La bête et le souverain », l'exposition a été ouverte samedi au public. Lluis Gene/AFP

Solidarité des Afghanes aux funérailles d'une jeune femme lynchée
Des centaines de personnes ont assisté hier à Kaboul aux funérailles d'une femme lynchée il y a quelques jours par une foule dans la capitale afghane. Jeudi, une foule dense avait battu à mort cette femme soupçonnée d'avoir brûlé un exemplaire du Coran près de la mosquée du quartier de ShahDo Shamshera, dans le centre de Kaboul. Son corps a été jeté dans le lit du fleuve Kaboul avant d'être enflammé. Le président Ashraf Ghani avait fermement condamné cet acte vendredi, ajoutant qu'il entrait « clairement en contradiction avec la charia (loi islamique) et le système de justice islamique ». M. Ghani a également ordonné une enquête sur l'affaire, qui a donné lieu à l'arrestation de 13 suspects, selon la police.Ainsi, la cérémonie des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut