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Moyen Orient et Monde - Élections Départementales Françaises

Le PS essuie un nouveau revers, la droite devance le FN

Pour Marine Le Pen, au vu du score du Parti socialiste, Manuel Valls devrait « avoir la décence de remettre sa démission ».

Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Manuel Valls. Photos AFP FRANCOIS GUILLOT et JOEL SAGET et Photo REUTERS/Philippe Wojazer

L'opposition de droite de l'ex-président Nicolas Sarkozy est sortie vainqueur hier en France du premier tour d'un scrutin départemental, faisant échec au pari de l'extrême droite de s'afficher première force du pays, deux ans avant la prochaine présidentielle. La gauche au pouvoir a mieux résisté qu'attendu, mais le Parti socialiste (PS) du président François Hollande essuie un quatrième revers de rang, après les municipales, les européennes et les sénatoriales de 2014.
« L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera », a clamé M. Sarkozy. « Si nos compatriotes se sont massivement détournés de la gauche, c'est parce qu'ils ont le sentiment que, depuis trois ans, on ne cesse de leur mentir », a-t-il déclaré.
« Les formations républicaines ont tenu leur place, l'extrême droite n'est pas la première formation politique de France », a noté de son côté le Premier ministre socialiste Manuel Valls, en se réjouissant que les Français aient voté « plus que prévu ».

 

(Pour aller plus loin : Le PS assure avoir limité les dégâts, mais serait éliminé dans un quart des cantons)

 
Le parti UMP, dirigé par Nicolas Sarkozy, et ses alliés centristes de l'UDI sont arrivés en tête avec entre 29,7 % et 32,5 % des suffrages, selon les estimations des instituts de sondage hier soir. L'ensemble des listes de droite (UMP-UDI et divers droite) recueillerait 36,3 % à 40,3 % des voix.
Les socialistes et leurs partenaires à gauche oscillaient entre 23,2 % et 31,7 %, mais le PS seul n'a obtenu qu'entre 19,7 % et 24 % des voix.
Le Front national (FN), crédité avant le scrutin d'au moins 30 % des intentions de vote par les instituts de sondage, a recueilli finalement qu'environ un quart des votes, entre 24,5 % et 26,4 %, selon les mêmes sources.
Manuel Valls a appelé « tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au deuxième tour », dimanche prochain, pour lequel le parti de Marine Le Pen devrait être qualifié dans de nombreux cantons, la plupart du temps face à des adversaires de droite. La dirigeante a répliqué en estimant qu'au vu du score du PS, le chef du gouvernement, qui s'était investi dans la campagne en tirant à boulets rouges contre le FN, devrait « avoir la décence de remettre sa démission ». « Le FN réussit l'exploit de dépasser son score des européennes (24,85 %) », a-t-elle affirmé, en se félicitant que son parti « s'enracine élection après élection » en France.
À droite, Nicolas Sarkozy a assuré que l'UMP et ses alliés ne concluront « aucun accord local ou national avec les dirigeants du FN ». Là où les candidats de l'UMP « ne seront pas présents au second tour », le parti « n'appellera à voter ni pour le Front national ni pour la gauche », a-t-il précisé.

 

(Pour aller plus loin : le FN haut autour de 25%, mais pas en tête)

 

Participation plus forte qu'attendu
Le scrutin d'hier a été marqué par une forte abstention, estimée autour de 50 %, mais la participation a été supérieure à celle des européennes de 2014 et du précédent scrutin local comparable en 2011. La mobilisation plus forte des électeurs n'a pas profité à l'extrême droite, qui a échoué dans son ambition d'arriver en tête du scrutin pour la deuxième fois en moins d'un an après les européennes.
Le FN caracolait en tête depuis plusieurs mois dans les sondages pour ces départementales, mais l'écart avec l'UMP s'était resserré au cours des derniers jours, au point de mettre les deux formations au coude-à-coude à la veille du scrutin.
« Les résultats de ce soir seront le socle des résultats aux régionales », a affirmé hier soir Marine Le Pen. La patronne du Front national affiche l'ambition de partir ensuite « à l'assaut de l'Élysée », le palais présidentiel, en 2017.
À la tête d'une soixantaine de départements sur 101, la gauche divisée (socialistes, écologistes, communistes) est menacée d'en perdre près d'une trentaine. L'UMP devrait profiter au second tour d'un report de voix de gauche pour contrer l'extrême droite et rafler la mise avec ses alliés centristes. « Dans un grand nombre de départements, les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite républicaine et du centre sont réunies », a estimé Nicolas Sarkozy.

 

 

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L'opposition de droite de l'ex-président Nicolas Sarkozy est sortie vainqueur hier en France du premier tour d'un scrutin départemental, faisant échec au pari de l'extrême droite de s'afficher première force du pays, deux ans avant la prochaine présidentielle. La gauche au pouvoir a mieux résisté qu'attendu, mais le Parti socialiste (PS) du président François Hollande essuie un quatrième revers de rang, après les municipales, les européennes et les sénatoriales de 2014.« L'alternance est en marche, rien ne l'arrêtera », a clamé M. Sarkozy. « Si nos compatriotes se sont massivement détournés de la gauche, c'est parce qu'ils ont le sentiment que, depuis trois ans, on ne cesse de leur mentir », a-t-il déclaré.« Les formations républicaines ont tenu leur place, l'extrême droite n'est pas la première formation...
commentaires (4)

Le FN grand vainqueur , pris en parti unique . Les autres sont des coalitions qui prises individuellement ne font pas mieux que ce grand parti qu 'il faudra un jour arreter de diaboliser . Et Marine est amie de Poutine , le reste on le comprendra mieux le moment de la consecration venu .

FRIK-A-FRAK

10 h 21, le 23 mars 2015

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Commentaires (4)

  • Le FN grand vainqueur , pris en parti unique . Les autres sont des coalitions qui prises individuellement ne font pas mieux que ce grand parti qu 'il faudra un jour arreter de diaboliser . Et Marine est amie de Poutine , le reste on le comprendra mieux le moment de la consecration venu .

    FRIK-A-FRAK

    10 h 21, le 23 mars 2015

  • EVIVA SARKOZY... COMME QUI DIRAIT : EVIVA ZAPATA !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 45, le 23 mars 2015

  • Disons qu'en France , le peuple de gauche de Normal 1er a du plomb dans l'aile, et que ca plane pour tous les partis de droite....

    M.V.

    08 h 26, le 23 mars 2015

  • Quoi qu'on pense du FN, on est obligé de reconnaître qu'il est bel et bien devenu le second parti de France.Comment est-il possible de le diaboliser comme on le fait? la volonté populaire doit être respectée, sinon, où donc est la démocratie?

    Yves Prevost

    07 h 25, le 23 mars 2015

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