Le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, a affirmé hier que « Kamal Joumblatt a refusé d'entrer dans la grande prison arabe érigée par Hafez el-Assad, celle-là même que défend aujourd'hui John Kerry », en réponse aux déclarations faites hier par le secrétaire d'État US concernant la nécessité de dialoguer avec Bachar el-Assad.
« Il semble que certains occultent des faits fondamentaux directement liés au 16 mars, quand bien même ils font en principe partie de ceux qui ont vécu cette étape dans tous ses détails politiques et sécuritaires, et savent qui a planifié et exécuté l'assassinat de Kamal Joumblatt en 1977 », a indiqué M. Joumblatt, dans sa déclaration hebdomadaire à l'organe du Parti socialiste progressiste, al-Anba'.
« Pour mémoire, Kamal Joumblatt était le martyr de l'arabité et de la cause palestinienne, qu'il a défendues jusqu'à son dernier souffle. Nous sommes fiers d'être du côté de la Palestine et de la défendre. Toujours pour mémoire, l'entrée des forces syriennes au Liban en 1976 a été le résultat de la couverture américaine claire accordée par Henry Kissinger pour frapper la résistance palestinienne, le Mouvement national et la gauche libanaise, que les États-Unis considéraient comme du terrorisme », a-t-il poursuivi.
« Kamal Joumblatt a refusé d'entrer dans la grande prison arabe érigée par Hafez el-Assad, celle-là même que défend aujourd'hui John Kerry. Je n'ai jamais parié sur les Américains pour un changement de régime en Syrie. Au contraire, j'ai conseillé à tous ceux qui ont fait ce pari d'y renoncer. L'Amérique n'a cure de l'intérêt des peuples et ne se préoccupe que de ses seuls intérêts », a souligné Walid Joumblatt.
« Est-il devenu honteux de condamner les propos du ministre américain des Affaires étrangères, qui portent atteinte aux sacrifices de millions de Syriens, tués, déplacés, chassés de leurs maisons et de leurs biens, du simple fait qu'il évoque la nécessité de retourner aux négociations avec Bachar el-Assad ? De Henry Kissinger à John Kerry, et de Hafez el-Assad à Bachar el-Assad, les protagonistes ont changé, mais la politique est la même », a-t-il conclu.
À l'occasion de la 38e commémoration de l'assassinat de Kamal Joumblatt, Walid Joumblatt a par ailleurs reçu des appels téléphoniques de MM. Nabih Berry, Michel Sleiman, Tammam Salam, Nagib Mikati, Talal Arslan, Abbas Zaki, du mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, et de Mme Sethrida Geagea.
Il a en outre accordé audience hier à l'ambassadeur d'Australie, Glenn Miles.
Antoine Saad
De son côté, le député Antoine Saad, membre du Rassemblement démocratique, a estimé hier dans un communiqué que la 38e commémoration de l'assassinat de Kamal Joumblatt « renforce notre conviction que ses assassins ont échoué à faire disparaître sa pensée et sa culture ».
« Son projet politique et humanitaire s'est perpétué, de même que les principes pour lesquels il est mort en martyr, a poursuivi M. Saad. Ils ont fait disparaître son corps, mais il a triomphé du despote de Damas et du régime meurtrier, qui est entré au Liban en marchant sur la dépouille de Joumblatt, dans le cadre d'un vaste complot international. Le sang de Rafic Hariri a mis fin à la tutelle, et le régime de la répression a été chassé de Beyrouth par les voix des militants nobles. »
« Le régime syrien, qui a assassiné Joumblatt, Hariri et des dizaines de militants, ne pourra pas résister au peuple syrien et connaîtra le sort de tous les régimes répressifs, celui de l'effondrement.
Tous les esprits nobles attendent que ce régime archaïque, celui des barils d'explosifs et des voitures piégées, ne soit plus qu'un cadavre », a souligné Antoine Saad.


On serait par l’américanisme bidon abusé ! Il est vrai qu'avec l’hu(a)ss(e)ine Obama 2ème on est gratifié car avec ce type tout est erroné. Qu'importe, l'essentiel pour joindre 1 stimulation intellectuelle est que le doute soit par lui instillé, d’être conditionné de manière à altérer le sens d’1 phénomène, ou leurré par 1 niaiserie qui ne serait que la fabrication d'un tel démagogue patenté pareil ; voilà ce qui menace ! Si l'on se permet 1 once de cuistrerie, on rappellerait que les "expertises sur ce sujet ont tout dit au sujet de l'illusionnisme, ce bête bonneteau de la perception pratiqué si bien dans son show démocrate pathétique si banal. Notamment que le bidouillage induit le message sûr sournois, et qu'un tel enchaînement d’autant de baratins "démocrates crée du sens. D'où il ressort que la sensation qu’on a d'1 phénomène; e.g. les boniments d'1 bonhomme en bonnet d’âne ou au nez mensonger aussi long qu’1 trompe d’éléphant ou la chevauchée navrante d’1 tel cowboy au rabais etc. ; tout cela est biaisé par la représentation qui en est projeté, par 1 tel contexte fallacieux et 1 certaine résonance avec les à priori qui vont avec. Et que la faculté de penser s'en trouve bloquée dans d'aussi oiseuses "démocratiques" certitudes. Alors que ce qu’on pourrait faire de mieux à ce sujet, renvoie à la réponse habituelle blasée du Libanais lorsqu’on l’aborde avec un : "Kîîîfâk, alors, ça va avec ces afro-amerloques ? Et qui répond : On se le demande, yâ hassirtéééh !".
16 h 33, le 17 mars 2015