Les forces irakiennes pilonnaient hier les combattants de l’État islamique (EI) retranchés dans la ville stratégique de Tikrit. Ahmad al-Rubaye/AFP
Les forces irakiennes pilonnaient hier les combattants de l'État islamique (EI) retranchés dans la ville stratégique de Tikrit. Des milliers d'hommes encerclent Tikrit, à 160 km au nord de Bagdad, mais leur avance est ralentie par les engins explosifs disposés dans la ville par l'EI. C'est donc par les airs que les militaires ont décidé d'attaquer les dernières poches de résistance. Un colonel de police, parlant sous le couvert de l'anonymat, a soutenu que désormais la moitié de la ville était aux mains des forces de sécurité aidées par des miliciens chiites et des combattants sunnites, mais il n'était pas possible de confirmer dans l'immédiat ce développement de source indépendante. Deux jours après leur entrée dans Tikrit, « nos forces encerclent les hommes armés dans le centre-ville, mais nous avançons lentement à cause du grand nombre d'engins explosifs », a-t-il expliqué à l'AFP. Selon lui, les jihadistes auraient truffé Tikrit de 10 000 bombes artisanales. C'est une technique éprouvée par l'EI qui a pour habitude de piéger les zones dans sa fuite, y laissant aussi des snipers et parfois des kamikazes pour lancer des voitures piégées sur l'ennemi. Pour l'heure, six soldats ont été tués et 11 blessés dans un attentat à la voiture piégée le matin dans le quartier d'al-Dyum, selon le colonel et un commandant de l'armée.
Oui à Boko Haram
Jeudi, dans un enregistrement audio présenté comme un discours de son porte-parole Abou Mohammad al-Adnani, l'EI a accepté l'allégeance du groupe nigérian Boko Haram et promis de continuer à étendre son « califat » islamique instauré sur les territoires conquis à cheval entre l'Irak et la Syrie. Le porte-parole a aussi accusé l'Iran de chercher à construire son propre empire régional, s'en prenant particulièrement au général Ghassem Souleimani, chef de la Force Qods des gardiens, omniprésent sur le front irakien, où les miliciens chiites lui vouent un véritable culte. Pour Kirk Sowell, éditeur de la lettre d'information Inside Iraqi Politics, « le fait que Souleimani soit devenu acceptable ne peut s'expliquer que par l'effondrement de l'armée irakienne » en 2014.
La débandade de l'armée avait poussé une grande partie de la population à se tourner vers les milices chiites soutenues par l'Iran. « Quand les gens se sentent en danger, ils cherchent toujours un sauveur », dit M. Sowell.
La plus haute autorité chiite en Irak, l'ayatollah Ali al-Sistani, qui avait déjà lancé un appel l'année dernière aux volontaires pour combattre l'EI, a estimé hier que les autorités de Bagdad devaient augmenter leur soutien aux combattants dans leur lutte contre les jihadistes. « Il est impératif pour l'État d'aider davantage tous les combattants frères et faire tout son possible pour améliorer leurs résultats et préserver leurs gains », a-t-il expliqué dans des propos cités par un représentant.
(Source : AFP)


LES IRANIENS FONT LE "DIRTY JOB" POUR LE COMPTE DU MASTO ET DE SES BÉBÉS ÉLÉPHANTS... NUCLÉAIREMENT VÔTRE !
19 h 11, le 15 mars 2015