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Procès Polanski, suite... sans fin

Le procès d'extradition du réalisateur franco-polonais Roman Polanski s'est ouvert en sa présence mercredi à Cracovie, une étape de plus dans une affaire de mœurs qui dure depuis 1977. Quand sexe et cinéma se mélangent.

Polanski durant son procès hier à Krakow. Janek Skarzynski/AFP

La justice polonaise doit décider si le cinéaste peut être remis aux États-Unis pour être jugé. Pour rappel: en 1977, en Californie, le réalisateur alors âgé de 43 ans avait été poursuivi pour avoir violé la jeune Samantha Geimer, âgée de 13 ans.
Après 42 jours de prison, puis sa libération sous caution, le cinéaste qui avait plaidé coupable pour des «rapports sexuels illégaux» s'était enfui des États-Unis avant le prononcé du verdict, craignant d'être lourdement condamné.
Polanski, 81 ans, en costume-cravate, le visage serein, est arrivé mercredi au tribunal régional accompagné de ses avocats. Il n'a fait aucun commentaire à la presse.
Le huis clos a été décidé pour protéger la vie privée des personnes impliquées. Le tribunal prendra sa décision après la déposition du cinéaste et la présentation de la position du parquet. «La décision sur l'extradition ne sera probablement pas prise aujourd'hui», même si la session de mercredi pourrait se prolonger plusieurs heures, a déclaré à la presse le juge présidant l'audience, Dariusz Mazur, avant l'ouverture du procès.
M. Mazur a indiqué également que les avocats du cinéaste avaient demandé mardi d'inclure dans les actes du procès les dossiers du procès d'extradition en Suisse de 2009, comprenant des documents en anglais et en allemand.
Résident suisse, M. Polanski avait été arrêté à Zurich à la demande de la justice américaine, puis assigné à résidence pendant quelques mois, mais n'avait pas été extradé.
Les États-Unis ont fait une nouvelle demande d'extradition le mois dernier, après une apparition publique de M. Polanski à Varsovie pour l'inauguration du Musée d'histoire des Juifs de Pologne.
Selon le parquet polonais, l'extradition d'un citoyen polonais vers les États-Unis reste formellement possible en vertu d'un accord bilatéral existant entre les deux pays, et cela malgré la prescription dont son acte – des relations sexuelles avec une mineure – bénéficie en Pologne.
Mais une extradition de Polanski est peu probable, selon plusieurs observateurs polonais.
Le réalisateur a confirmé par ailleurs, la semaine dernière, qu'il préparait un film sur l'affaire Dreyfus, dont une partie allait être tournée en Pologne.

(Source : AFP)

La justice polonaise doit décider si le cinéaste peut être remis aux États-Unis pour être jugé. Pour rappel: en 1977, en Californie, le réalisateur alors âgé de 43 ans avait été poursuivi pour avoir violé la jeune Samantha Geimer, âgée de 13 ans.Après 42 jours de prison, puis sa libération sous caution, le cinéaste qui avait plaidé coupable pour des «rapports sexuels illégaux» s'était enfui des États-Unis avant le prononcé du verdict, craignant d'être lourdement condamné.Polanski, 81 ans, en costume-cravate, le visage serein, est arrivé mercredi au tribunal régional accompagné de ses avocats. Il n'a fait aucun commentaire à la presse.Le huis clos a été décidé pour protéger la vie privée des personnes impliquées. Le tribunal prendra sa décision après la déposition du cinéaste et la présentation de...
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