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Moyen Orient et Monde - Immigration

Les républicains engagent le bras de fer avec Obama

Mitch McConnell à la tête des républicains qui ont rédigé la loi de financement du département de la Sécurité intérieure. HO/AFP

Devant la justice au Texas comme au Congrès à Washington, la bataille fait rage : Barack Obama, qui avait décidé d'agir seul sur l'immigration, fait face à des adversaires républicains déterminés à bloquer les millions de régularisations annoncées. Rappelons que mi-novembre, le président Obama a présenté – sans passer par le Congrès – une série de décrets offrant une perspective de régularisation à quelque 5 millions de personnes en situation irrégulière. Mais il y a une semaine, un juge fédéral du Texas a ordonné que ce plan de régularisation soit temporairement bloqué. La Maison-Blanche a fait appel et demandé la suspension de la décision du juge du tribunal de Brownsville. Le président américain, qui se rend aujourd'hui à Miami en Floride pour défendre son plan, assure avoir le droit et l'histoire de son côté. Mais la guérilla parlementaire prend une tournure délicate et l'issue du combat devant la justice, qui pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême, s'annonce incertaine.

Contre-offensive
Les républicains, désormais majoritaires au Congrès, ont déployé l'artillerie lourde avec la loi de financement du département de la Sécurité intérieure, dont dépendent en particulier les services d'immigration. La loi qu'ils ont rédigée inclut plusieurs amendements qui annuleraient, faute de moyens, le plan de régularisations annoncé à l'automne par M. Obama. Sans surprise, les démocrates du Sénat font obstruction contre ce texte. Pour l'heure, l'impasse est totale. Or si aucun document n'est adopté d'ici à vendredi, le financement de ce ministère crucial ne sera plus assuré. Pour Mark Krikorian, directeur du Center for Immigration Studies, groupe de réflexion qui plaide pour un renforcement des contrôles aux frontières, « le dossier doit remonter jusqu'à la Cour suprême car cela touche à la question fondamentale de séparation des pouvoirs », ajoute-t-il, se faisant écho des nombreux élus républicains qui estiment que M. Obama a outrepassé ses pouvoirs sur ce dossier sensible. Un jeu de poker menteur dont Washington a le secret s'est engagé, chaque camp tentant d'évaluer qui serait le plus touché politiquement en cas de blocage, avec la présidentielle de 2016 dans tous les esprits.
Jérôme CARTILLIER/AFP

Devant la justice au Texas comme au Congrès à Washington, la bataille fait rage : Barack Obama, qui avait décidé d'agir seul sur l'immigration, fait face à des adversaires républicains déterminés à bloquer les millions de régularisations annoncées. Rappelons que mi-novembre, le président Obama a présenté – sans passer par le Congrès – une série de décrets offrant une perspective de régularisation à quelque 5 millions de personnes en situation irrégulière. Mais il y a une semaine, un juge fédéral du Texas a ordonné que ce plan de régularisation soit temporairement bloqué. La Maison-Blanche a fait appel et demandé la suspension de la décision du juge du tribunal de Brownsville. Le président américain, qui se rend aujourd'hui à Miami en Floride pour défendre son plan, assure avoir le droit et l'histoire...
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