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Moyen Orient et Monde - Plainte

Le président du Giec contraint à la démission

Accusé de harcèlement sexuel, l'Indien Ranendra Pachauri, qui a démissionné, hier, de la présidence du groupe d'experts de l'Onu sur le climat, est un habitué des honneurs et hautes fonctions, mais aussi des critiques et controverses. Formé en Grande-Bretagne et aux États-Unis, cet ingénieur et économiste de 74 ans dirigeait depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), organisme de l'Onu réunissant plus de 3 000 scientifiques, qui a joué un rôle-clé dans le diagnostic sur le réchauffement climatique. Ranendra Pachauri devait être remplacé à ce poste en octobre, mais la plainte dont il fait l'objet a précipité son départ. La plaignante, une femme chercheuse dans son centre d'études de New Delhi, The Energy and Resources Institute (Teri), l'accuse notamment de lui avoir envoyé courriels, SMS ou messages instantanés via l'application WhatsApp, ce que nie M. Pachauri, qui affirme que son téléphone et sa messagerie Internet ont été piratés.

Jugé incompétent par ses détracteurs
L'accession à la tête du Giec de M. Pachauri avait suscité des inquiétudes dans les milieux environnementaux. Le WWF (Fonds mondial pour la nature) avait dénoncé une politisation de cette organisation de l'Onu et un lobbying intense des États-Unis, des pays producteurs de pétrole et d'une partie de l'industrie contre M. Watson. Sous sa présidence, le Giec a obtenu le prix Nobel de la paix 2007 mais la réputation de son patron avait été ternie par la révélation d'un certain nombre d'erreurs dans le 4e rapport des experts sur le climat, paru la même année. Il affirmait notamment à tort que les glaciers de l'Himalaya « pourraient disparaître d'ici à 2035, voire avant ». Des voix s'étaient élevées pour réclamer en vain sa démission. M. Pachauri avait admis que les erreurs portaient atteinte à la crédibilité du Giec mais souligné qu'on ne pouvait pas attendre de lui qu'il vérifie toutes les données. Lorsqu'une enquête de l'Onu a émis une série de recommandations pour réformer le Giec, M. Pachauri, dont les détracteurs critiquaient le manque d'expertise scientifique, a dénoncé « une posture guidée par l'idéologie ». Durant son mandat, il a siégé dans divers conseils d'administration et instances, en Inde et ailleurs. M. Pachauri a notamment fait partie des dirigeants de la Oil and Natural Gas Corporation indienne et de la compagnie de gaz naturel indienne Gail. Il a toujours nié tout conflit d'intérêts avec ses fonctions à la tête du Giec.
(Source : AFP)

Accusé de harcèlement sexuel, l'Indien Ranendra Pachauri, qui a démissionné, hier, de la présidence du groupe d'experts de l'Onu sur le climat, est un habitué des honneurs et hautes fonctions, mais aussi des critiques et controverses. Formé en Grande-Bretagne et aux États-Unis, cet ingénieur et économiste de 74 ans dirigeait depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), organisme de l'Onu réunissant plus de 3 000 scientifiques, qui a joué un rôle-clé dans le diagnostic sur le réchauffement climatique. Ranendra Pachauri devait être remplacé à ce poste en octobre, mais la plainte dont il fait l'objet a précipité son départ. La plaignante, une femme chercheuse dans son centre d'études de New Delhi, The Energy and Resources Institute (Teri), l'accuse notamment de lui avoir envoyé courriels,...
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