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Liban

Des « données positives » dans le dossier des militaires otages

Saad Hariri a reçu hier les parents des militaires otages, à la Maison du Centre, en présence du député Ziad Kadri. Photo Dalati et Nohra

C'est avec une dose supplémentaire d'optimisme que les parents des militaires otages sont sortis hier de leur réunion avec le chef du courant du Futur, Saad Hariri, qui les a reçus à la Maison du Centre. L'entretien a porté sur la souffrance des parents mais également sur les contacts en cours visant à libérer les soldats.
M. Hariri a exprimé sa solidarité avec les familles, soulignant qu'il accorde toute son attention à ce dossier depuis le début.
Il a indiqué que le Premier ministre, Tammam Salam, et les membres de la cellule de crise ministérielle suivent les contacts et les négociations avec les ravisseurs. M. Hariri a insisté sur « la nécessité de confiner le mécanisme des négociations aux mains de l'État. Car, a-t-il dit, la multiplication des parties accroîtrait les complications et les difficultés, et retarderait la solution ».
Rappelant que l'affaire des soldats otages est « humanitaire et nationale et concerne l'ensemble des Libanais », M. Hariri a souligné qu'il ne ménagera aucun effort pour mettre fin à ce problème et assurer le retour des otages.
Le porte-parole des familles, Hussein Youssef, a assuré pour sa part que les parents sont toujours tenus à la confidentialité, s'abstenant de donner de plus amples détails sur les récents développements. Il a indiqué en outre que « cheikh Moustapha Hujeiri est chargé des négociations ». « Il a des informations fondées sur des données concrètes et nous espérons que les choses aillent dans le bon sens », a-t-il dit.
Commentant la réunion avec Saad Hariri, M. Youssef a indiqué que les familles étaient satisfaites des propos entendus.
« Nous voulons que nos fils rentrent de quelque manière que ce soit », a-t-il dit, soulignant toutefois que les familles n'envisagent « aucune escalade à l'ombre des données positives ».

Divergence
De retour sur les lieux de leur sit-in, les familles ont divergé sur la question de savoir si oui ou non elles devaient rouvrir la voie bloquée à Riad el-Solh où elles observent un sit-in depuis plusieurs mois, avant de reporter la décision à une date ultérieure.
Par ailleurs, le père de l'un des soldats, Maher Fayad, s'est rendu auprès de son fils accompagné de cheikh Moustapha Hujeiri et de quelques membres de sa famille. Dans un entretien à la LBC, le père a affirmé avoir rencontré l'émir du Front al-Nosra Abou Malek al-Tallé, qu'il a exhorté « à préserver la vie de son fils et de ses compagnons ». « La rencontre a été extrêmement difficile et chargée d'émotion », témoigne le père. Ce dernier rapporte les propos de l'émir islamiste qui leur a dit que les demandes d'al-Nosra « ne sont pas rédhibitoires. Que l'État s'engage à effectuer l'échange », a-t-il dit. Abou Malek Tallé a ajouté : « Tout comme l'État désire libérer ses fils, nous voulons nos fils également », relate le père de Maher.
Peinant à retenir ses larmes, ce dernier ajoute : « Personne ne sait à quel moment les négociations peuvent échouer. Nos fils sont à chaque instant menacés. »

C'est avec une dose supplémentaire d'optimisme que les parents des militaires otages sont sortis hier de leur réunion avec le chef du courant du Futur, Saad Hariri, qui les a reçus à la Maison du Centre. L'entretien a porté sur la souffrance des parents mais également sur les contacts en cours visant à libérer les soldats.M. Hariri a exprimé sa solidarité avec les familles, soulignant qu'il accorde toute son attention à ce dossier depuis le début.Il a indiqué que le Premier ministre, Tammam Salam, et les membres de la cellule de crise ministérielle suivent les contacts et les négociations avec les ravisseurs. M. Hariri a insisté sur « la nécessité de confiner le mécanisme des négociations aux mains de l'État. Car, a-t-il dit, la multiplication des parties accroîtrait les complications et les difficultés, et...
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