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Moyen Orient et Monde - Mali

Fragile cessez-le-feu entre Bamako et les groupes armés

La déclaration d’Alger a été signée par plusieurs groupes, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Souleymane Ag Anara/Reuters

Le gouvernement malien s'est timidement réjoui hier du cessez-le-feu conclu à l'arrachée la veille, après de fortes pressions de la communauté internationale, avec les groupes armés sévissant dans le nord du pays. « Ce cessez-le-feu est une bonne nouvelle si tout le monde le respecte », a affirmé hier à l'AFP une source gouvernementale malienne ayant requis l'anonymat, qui a tenu à relativiser sa portée : « Maintenant il serait souhaitable que les négociations avancent pour une paix définitive. » Cependant, des sources proches du dossier, ont souligné que ce cessez-le-feu n'est pas un fait nouveau car d'autres avaient déjà été conclus auparavant sans jamais être respectés, mais qu'il s'agissait plutôt pour l'Algérie de démontrer à la communauté internationale sa capacité à faire signer un accord entre les parties.
L'accord de cessez-le-feu a été conclu jeudi à Alger entre Bamako et six groupes armés du Nord du Mali, sous les auspices de l'Onu et de l'Algérie, qui mène les pourparlers pour la paix dans cette région. La « déclaration » d'Alger prévoit la cessation « immédiate de toutes formes de violence » et appelle les parties à « s'abstenir de tout acte ou propos provocateurs », selon le document consulté par l'AFP. Elle a été signée après des appels pressants et parfois menaçants de la communauté internationale par six groupes : le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), le Mouvement arabe de l'Azawad-dissident (MAA-dissident), la Coordination pour le peuple de l'Azawad (CPA) et la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR).

Accusations mutuelles
Ces dernières semaines, des heurts ont opposé, dans la zone de Tabankort (Nord), des groupes armés rebelles du nord du mali au Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), favorable à Bamako. La zone de Tabankort est à mi-chemin entre Kidal, fief de la rébellion, et Gao (Nord) contrôlée par des forces favorables à Bamako, à dominante touareg de part et d'autre. Bamako et les groupes armés s'accusent mutuellement de violations des précédents cessez-le-feu, qui n'ont jamais tenu. « Nos troupes n'ont jamais violé le cessez-le-feu », a réaffirmé hier la source gouvernementale malienne.
(Source : AFP)

Le gouvernement malien s'est timidement réjoui hier du cessez-le-feu conclu à l'arrachée la veille, après de fortes pressions de la communauté internationale, avec les groupes armés sévissant dans le nord du pays. « Ce cessez-le-feu est une bonne nouvelle si tout le monde le respecte », a affirmé hier à l'AFP une source gouvernementale malienne ayant requis l'anonymat, qui a tenu à relativiser sa portée : « Maintenant il serait souhaitable que les négociations avancent pour une paix définitive. » Cependant, des sources proches du dossier, ont souligné que ce cessez-le-feu n'est pas un fait nouveau car d'autres avaient déjà été conclus auparavant sans jamais être respectés, mais qu'il s'agissait plutôt pour l'Algérie de démontrer à la communauté internationale sa capacité à faire signer un accord entre...
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