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Moyen Orient et Monde - Procès Du Carlton

La relaxe de DSK : une évidence pour ses avocats

Dominique Strauss-Kahn regagnant son hôtel après le procès. Pascal Rossignol/Reuters

« Ce que nous savions est arrivé : ce dossier s'est effondré ! » s'est exclamé Me Henri Leclerc, dernier avocat de Dominique Strauss-Kahn à prendre la parole hier pour défendre l'ancien patron du FMI poursuivi en France dans un dossier de proxénétisme. La relaxe de son client est une évidence pour Me Leclerc, à l'issue de près de trois semaines de procès devant le tribunal correctionnel de Lille. « Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas », a-t-il énoncé, citant la Déclaration des droits de l'homme de 1789, dont il est un défenseur respecté. « En trois lignes tout est dit : la loi, la loi ! La morale, chacun a la sienne. »
De son côté, Dominique Strauss-Kahn a toujours affirmé qu'il ignorait que certaines des femmes qui lui étaient présentées étaient des prostituées embauchées et payées par des amis qui organisaient ces soirées pour lui.
Ses trois avocats ont mené pendant plus de deux heures une charge tambour battant contre une instruction fondée pour une large part sur les témoignages concernant ses comportements sexuels. « Le droit a été tordu, détourné de sa finalité tout autant que les faits », s'offusque la première, Me Frédérique Baulieu. Me Richard Malka y voit quant à lui une procédure « éloignée aussi bien du code pénal que du code de procédure pénale ».

« Il n'y a rien, rien, rien »
« Vous êtes libres bien sûr, mais vous avez tenu un débat contradictoire, vous avez entendu les arguments. Il ne reste plus rien (...), plus aucun accusateur, qu'un dossier qui a coûté une fortune et où il n'y a rien », lance Me Leclerc pour conclure sa plaidoirie. Me Baulieu a pointé, elle, les incohérences dans les témoignages des principales accusatrices de son client. « J'ai pour Jade une certaine estime, car après une vie de fracas, elle a décidé de vaincre tout cela », explique Me Baulieu, évoquant l'une des prostituées. « Mais j'ai beaucoup d'incompréhension devant cette volonté à tout prix de dire des choses qui ne sont pas vraies », ajoute-t-elle. Jade s'était plainte de la brutalité de DSK dans les rapports sexuels, alors que ce dernier affirmait n'avoir jamais eu conscience qu'elle y était hostile. Pour l'avocate, la jeune femme est une « victime de la médiatisation, des questions indignes qui lui ont été posées ».
D'autre part, Me Malka dénonce la « construction d'un édifice juridique en forme de pyramide », dans lequel DSK serait l'instigateur « parce que sa stature auprès de ses amis les pousse à organiser les rencontres » avec des prostituées. « C'est vertigineux de danger démocratique de considérer qu'un homme est coupable non plus de ce qu'il fait mais de ce qu'il est », s'étrangle l'avocat.
(Source : AFP)

« Ce que nous savions est arrivé : ce dossier s'est effondré ! » s'est exclamé Me Henri Leclerc, dernier avocat de Dominique Strauss-Kahn à prendre la parole hier pour défendre l'ancien patron du FMI poursuivi en France dans un dossier de proxénétisme. La relaxe de son client est une évidence pour Me Leclerc, à l'issue de près de trois semaines de procès devant le tribunal correctionnel de Lille. « Tout ce qui n'est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas », a-t-il énoncé, citant la Déclaration des droits de l'homme de 1789, dont il est un défenseur respecté. « En trois lignes tout est dit : la loi, la loi ! La morale, chacun a la sienne. »De son côté, Dominique Strauss-Kahn a toujours affirmé qu'il ignorait que certaines des femmes...
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