Les attentats et menaces islamistes des derniers mois en Europe ont conduit à « accroître le niveau de surveillance » au Vatican, a admis hier le nouveau commandant des gardes suisses, Christoph Graf. « Nous demandons à tous les gardes suisses d'être plus attentifs, d'observer soigneusement les mouvements des personnes », a-t-il précisé au quotidien Il Giornale, soulignant que seul un service de renseignements pouvait fournir des informations précises sur un danger éventuel. Le goût du pontife argentin pour les contacts directs ne facilite pas la tâche des gardes suisses, mais François « n'aime pas quand les gens, et aussi le personnel de sécurité, sont trop près de lui. Nous respectons cette demande et restons un peu plus à distance », a expliqué le commandant. L'essentiel de la sécurité du pape, au Vatican et ailleurs, repose sur la gendarmerie vaticane, qui compte 150 hommes, d'un groupe d'intervention rapide, formé à l'antiterrorisme et de 110 gardes suisses.
Moyen Orient et Monde
Vatican : les gardes suisses aux aguets
OLJ / le 19 février 2015 à 00h00

