Le président ukrainien Petro Porochencko s’adressant aux soldats épuisés, hier, à Artemivsk. Mykhailo Palinchak/Ukrainian Presidential Press Service/Reuters
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a sommé hier la Russie de retirer toutes ses forces de l'est de l'Ukraine et d'arrêter son soutien aux séparatistes. « Le cessez-le-feu n'a pas été respecté », a-t-il insisté en estimant que la situation dans l'est de l'Ukraine « se détériore ». M. Stoltenberg s'est déclaré « profondément préoccupé » par la détérioration de la situation à Debaltseve et autour de cette ville que les troupes ukrainiennes quittaient hier.
Auparavant, le vice-président américain Joe Biden a mis en garde la Russie, condamnant « fermement » la violation du cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine par des « séparatistes agissant de concert avec les forces russes ».
De son côté, l'Union européenne a dénoncé la prise de Debaltseve, qui constitue une « claire violation du cessez-le-feu » et mis en cause Moscou. « La Russie et les séparatistes doivent immédiatement et pleinement mettre en œuvre les engagements pris à Minsk », a insisté la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.
L'Allemagne a également condamné cette situation « très néfaste pour les espoirs de paix » alors que le gouvernement français s'est voulu plus optimiste, affirmant que l'accord de Minsk sur l'Ukraine n'était « pas mort » et qu'il ferait « tout pour faire vivre cet accord ». Devant l'évolution du rapport de forces, François Hollande, Angela Merkel, Petro Porochenko et Vladimir Poutine devaient dans la soirée se parler lors d'une conférence téléphonique à quatre. Le président ukrainien a d'ailleurs annoncé que son pays allait demander l'envoi d'un contingent de maintien de la paix mandaté par l'Onu dans la zone de guerre de l'Est rebelle prorusse.
Revers de Kiev
Les rebelles prorusses ont infligé hier un nouveau revers militaire aux autorités de Kiev, forçant l'armée ukrainienne à abandonner après des combats acharnés Debaltseve, verrou stratégique pour le contrôle de l'est du pays en proie depuis dix mois à une insurrection séparatiste. La zone contrôlée par les rebelles est maintenant homogène et fait la jonction entre les territoires séparatistes des régions de Lougansk et de Donetsk. La question qui se pose désormais : les rebelles vont-ils s'arrêter là ou continuer de gagner du terrain plus à l'Ouest, ou vers le Sud maritime et Marioupol ?
Ainsi, le visage fermé, en tenue militaire, le président ukrainien Petro Porochenko a pris la parole depuis l'aéroport de Kiev pour annoncer l'abandon de Debaltseve avant de s'envoler pour la zone de guerre et y rencontrer les soldats épuisés qui ont dû fuir la ville. « Ce matin, les forces armées ukrainiennes avec la garde nationale ont achevé l'opération d'évacuation planifiée et organisée de nos unités militaires de Debaltseve », a déclaré le chef de l'État.
Par ailleurs, le nombre de morts à Debaltseve fait débat. Le président Porochenko a évoqué le chiffre « préliminaire » de 30 blessés lors de l'évacuation sur un total de 2 000 soldats, mais certains médias ukrainiens ont affirmé qu'il y avait une quarantaine de morts. L'armée a fait état d'au moins cinq soldats tués en 24 heures. Mais le directeur de la morgue d'Artemovsk, à une trentaine de kilomètres de Debaltseve et où les soldats ukrainiens se sont repliés, a indiqué à l'AFP avoir reçu 13 corps de soldats ukrainiens. Plus tôt dans la journée, des journalistes de l'AFP avaient vu des dizaines de chars, blindés légers et véhicules militaires ukrainiens en provenance de Debaltseve arriver à Artemivsk, ville à environ 35 kilomètres de là. Ces véhicules transportaient des soldats pas rasés et visiblement épuisés.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
A force de casser les bonbons aux Russes, des bombes vont finir par tomber sur kiev de la part des séparatistes et une bonne partie le l'ukraine finira par tomber entre les mains de ces derniers où ils feront leur nouvelles République acquise par le sang. l'otan va devoir accueillir les fuyards ukrainiens chez lui. Il faut vraiement etre zinzin pour menacer ainsi la Russie de Poutine. L'otan peut sommer la grèce.. pas la Russie fédérale.
01 h 32, le 20 février 2015