La romancière et journaliste Geneviève Dormann, qui avait connu le succès avec le Bal du dodo, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1989, est morte vendredi à l'âge de 81 ans, a indiqué son éditeur Albin Michel.
Connue pour son caractère bien trempé, sa plume insolente et son horreur des distinctions, c'est comme journaliste puis écrivaine que Geneviève Dormann s'était fait connaître du grand public.
Elle a écrit notamment pour Marie-Claire, Le Figaro littéraire, Le Point, et collaboré à plusieurs émissions de radio, dont les «Grosses têtes» sur RTL. Auteure d'une dizaine d'ouvrages, romans, essais littéraires, biographies, elle avait également adapté en 1976 le livre de Marguerite Duras, Le Coup de grâce.
Née le 24 septembre 1933 à Paris, elle était la fille de Maurice Dormann, ministre des Anciens Combattants sous la troisième République, disparu en 1947, qui était aussi journaliste.
Successivement épouse du peintre Philippe Lejeune et du scénariste Jean-Loup Dabadie, cette maman de quatre filles entame en 1959 une carrière dans le journalisme. La même année, elle publie son premier roman, La Fanfaronne.
En 1972, elle refuse d'être faite chevalier des Arts et des Lettres. Son cinquième roman, Le Bateau du courrier, obtient le prix des Deux Magots trois ans plus tard. En 1983, elle publie une biographie romancée de la mère de Victor Hugo, Le Roman de Sophie Trébuchet, prix Kleber Haedens. Puis c'est Le Bal du dodo, une saga familiale sur trois siècles, best-seller couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française en 1989.
Geneviève Dormann a fait don de l'ensemble de ses manuscrits et de ses archives littéraires à la Bibliothèque nationale de France en novembre 2013.


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