Le mohafez de Beyrouth au cours de son interview, menée par notre consœur Nathalie Issa à Radio-Liban.
« Supprimer les slogans et les portraits à caractère partisan ou religieux dans la capitale est un retour sur le droit chemin », a estimé hier Ziad Chebib, mohafez de Beyrouth. Dans une interview accordée à Radio-Liban, il a précisé que « la multiplication des bannières et des photos était une anomalie et une entorse à la loi, mais cette pratique a duré si longtemps que les citoyens ont fini par la trouver normale ». « Or, ces photos et ces bannières tombent sous la loi qui réglemente les publicités et l'obtention de permis », a-t-il ajouté, soulignant qu'une loi très moderne a été adoptée il y a trois semaines seulement.
Le mohafez a précisé que l'élimination de ces bannières et de ces photos se poursuivrait et qu'elle ne serait pas saisonnière. Il a estimé que « l'atmosphère politique et le dialogue entre les différentes parties sont propices à l'exécution d'une telle décision ». Il dit « avoir constaté un grand enthousiasme auprès de la population, qui a procédé elle-même à la suppression de nombre de ces bannières et photos ». « La loi n'est pas faite pour opprimer les gens mais pour les servir, et mon rôle est de servir au mieux leurs intérêts », a-t-il déclaré.

