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Liban - Politique

Pharaon plaide pour un consensus partiel débloquant la présidentielle

Le ministre juge nécessaire que le résultat du scrutin ne soit « pas un gain pour un axe régional au détriment d'un autre ».

Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a plaidé hier pour un consensus partiel, aux plans local et régional, de nature à libérer l'échéance présidentielle de l'emprise des dossiers régionaux.
« Il faut une sorte d'entente politique intérieure et régionale permettant de prendre des mesures qui faciliteraient l'élection d'un président », a souligné M. Pharaon dans une déclaration à la presse.
Ce consensus serait, selon lui, « similaire à l'entente locale, régionale et internationale qui a permis d'empêcher que le Liban ne tombe dans le brasier de la région et de préserver sa stabilité sécuritaire ».
« Continuer à lier la crise présidentielle aux crises complexes de la région, et en particulier au dossier du nucléaire iranien, ne peut que perpétuer la vacance à la présidence de la République », a-t-il souligné. Pour lui, ce qui est souhaitable à l'heure actuelle, c'est de mettre en place des accords « menant à l'installation d'un président dont l'élection ne constituerait pas un gain pour un axe régional au détriment d'un autre ».
« Les circonstances actuelles dans la région et l'attrait exclusif des grands dossiers sur les puissances ne permettent pas à ce stade de parvenir à un accord du type de celui de Doha, en 2008, qui avait à l'époque permis d'élire un président. En effet, un accord global, qui comprend entre autres la présidentielle, semble actuellement hors de portée », a-t-il dit.
Évoquant la récente visite à Beyrouth de l'émissaire français Jean-François Girault, M. Pharaon a rappelé que ce dernier « s'efforce d'encadrer l'accord protégeant l'action gouvernementale et d'aider à trouver un consensus en vue de permettre l'élection d'un président de la République ». « Mais, hélas, il ne semble pas que la visite de M. Girault ait mené à des avancées dans ce (dernier) domaine », a-t-il dit.
Les Français sont, a-t-il ajouté, « des partenaires actifs dans l'accord politique sur la sécurité, conclu aux niveaux local, régional et international, cet accord qui continue de protéger la sécurité du Liban et qui a été fondamental il y a près d'un an pour permettre la formation du gouvernement en place ».
Abordant précisément la question délicate du mécanisme de travail du gouvernement, il a indiqué que le Premier ministre, Tammam Salam, a parlé au cours des trois dernières séances du cabinet de la nécessité de remettre en question la formule adoptée, qui, du fait de la vacance présidentielle, donne à chaque ministre un pouvoir de veto sur les décisions. « Certains partenaires politiques utilisent ce pouvoir à mauvais escient par le biais de leurs ministres, ce qui risque de paralyser l'action gouvernementale », a-t-il souligné.
Notant que M. Salam gère la phase actuelle avec « beaucoup de sagesse », il a indiqué qu'il est question d'un retour à la formule constitutionnelle qui prévoit la prise des décisions à la majorité des deux tiers pour les questions importantes.

Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a plaidé hier pour un consensus partiel, aux plans local et régional, de nature à libérer l'échéance présidentielle de l'emprise des dossiers régionaux.« Il faut une sorte d'entente politique intérieure et régionale permettant de prendre des mesures qui faciliteraient l'élection d'un président », a souligné M. Pharaon dans une déclaration à la presse.Ce consensus serait, selon lui, « similaire à l'entente locale, régionale et internationale qui a permis d'empêcher que le Liban ne tombe dans le brasier de la région et de préserver sa stabilité sécuritaire ».« Continuer à lier la crise présidentielle aux crises complexes de la région, et en particulier au dossier du nucléaire iranien, ne peut que perpétuer la vacance à la présidence de la République »,...
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