Sigrid Kaag, reçue par le mohafez du Nord.
La nouvelle coordinatrice spéciale de l'Onu pour le Liban, Sigrid Kaag, a effectué hier une tournée à Tripoli, pour s'enquérir de la situation et évoquer les solutions envisageables avec les responsables locaux.
La diplomate a été reçue par le mohafez du Nord, le juge Ramzi Nohra, en présence notamment du président de la municipalité de Tripoli, Nader Ghazal. L'entretien a porté sur « les moyens de mettre un terme au chômage ». Les participants ont également évoqué « la manière dont les Nations unies peuvent participer à des projets vitaux et à des services de développement à Tripoli et au Nord et contribuer au développement social et économique pour remédier à la situation déplorable provoquée par les guerres multiples et le chaos sécuritaire dans la ville », comme l'a précisé la diplomate.
« L'objectif de la visite est de prendre connaissance de la situation qui prévaut, des répercussions de la crise syrienne sur les Libanais en général et sur les habitants de Tripoli en particulier et recueillir l'avis des responsables politiques et religieux, dont celui du mohafez et du mufti », a déclaré Mme Kaag à l'issue de la rencontre.
La diplomate a soulevé plusieurs points fondamentaux qui nécessitent d'être traités. Tout d'abord la situation sécuritaire dans la ville dont se chargent « efficacement » les forces de l'ordre et l'élimination de la menace terroriste, les questions de développement, la situation économique et les moyens de mettre un terme à la pauvreté, « une tâche à laquelle les Nations unies vont s'atteler en partenariat avec le Liban pour trouver une solution », et enfin la question des réfugiés syriens et son impact sur le Liban, plus particulièrement sur les régions défavorisées.
« Je peux vous assurer que les Nations unies œuvrent en vue du règlement de ce problème afin de limiter ses effets. Nous essayons avec nos partenaires libanais de consolider la stabilité sécuritaire, économique et sociale », a ajouté la diplomate.
Mme Kaag a été également reçue par le mufti de la République, le cheikh Malek Chaar, avec lequel elle a évoqué les mêmes thèmes, notamment « la question du chômage et l'absence d'opportunités de travail ». « Nous avons également discuté de l'impact de la crise syrienne au Liban-Nord, les répercussions sécuritaires et la possibilité de l'infiltration de groupes terroristes », a-t-elle ajouté.
Mme Kaag a insisté sur le fait que la consolidation de la stabilité et de la sécurité se concrétise « en répondant aux besoins sociaux sur le terrain ».
« Il est important de ne pas se contenter de multiplier les promesses sans les tenir. Les Nations unies sont présentes et suivent la situation dans la ville et au Nord sous l'angle de la nécessité d'assurer des opportunités de travail. Elles œuvrent également à suivre les conditions des réfugiés syriens et à soutenir les Libanais affectés par cette situation. »
La diplomate onusienne s'est également rendue auprès du député Samir Jisr avec lequel elle s'est entretenue en présence du député Mohammad Kabbara et du coordinateur du courant du Futur, Moustapha Allouche. M. Jisr a souligné l'existence de plus d'un projet parrainés par les Nations unies ainsi que des projets relevant de l'Union européenne, exprimant son souhait de voir les efforts unifiés dans le cadre d'un plan visant « à mettre fin à la pauvreté d'ici à cinq et quinze ans ».

