Les obsèques de Kassem Fahd Hatoum...
Les victimes de l'attentat meurtrier de Damas contre un bus transportant des pèlerins libanais, dimanche, ont été inhumées hier dans leurs villes et villages respectifs. Des obsèques populaires leurs ont été organisées dans un climat d'émotion intense.
À Baalbeck, où Ali Abbas Ballouk a été inhumé, le représentant de Ali Khamenei au Liban, cheikh Mohammad Yazbeck, a indiqué dans le mot qu'il a prononcé pour la circonstance que ces « actes terroristes ne pourront rien changer ».
Rappelons que l'attentat meurtrier avait fait six victimes qui sont, outre Ali Ballouk, Chadi Houmani, Mohammad Hassan Ayoub, Mohammad Ahmad Mokdad, Kassem Fahd Hatoum et Mehdi Youssef Mokdad.
Il continue de susciter des réactions au Liban où plusieurs personnalités et instances ont stigmatisé un acte « terroriste », « lâche » et « meurtrier ». Le ministère des Affaires étrangères, les députés Ghazi Aridi et Ali Osseirane, le secrétariat général du 14 Mars et les Kataëb ont fait paraître un communiqué dans lequel ils ont repris cette terminologie. Le secrétariat du 14 Mars a jugé nécessaire de « multiplier les efforts pour protéger le Liban des conséquences des remous qui se produisent dans la région, laquelle s'approche de jour en jour d'une guerre confessionnelle caractérisée dont la responsabilité incombe principalement au Hezbollah ».
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Zeaïter, le député Robert Ghanem et le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, ont tous jugé que l'attentat de Damas est contraire à « tous les principes religieux et humains, ainsi qu'à tous les enseignements religieux ». « Le terrorisme et les actes criminels contre des civils désarmés ne correspondent pas aux préceptes de la religion musulmane », a déclaré cheikh Deriane avant son départ hier pour Le Caire, dans le cadre d'une visite officielle au cours de laquelle il doit s'entretenir avec plusieurs responsables politiques et religieux égyptiens.
Le député Yassine Jaber a pour sa part estimé que « le devoir national commande à toutes les forces vives dans le monde de déclarer la guerre au terrorisme à travers l'unité nationale et sur base d'un plan qui se fonde sur l'extermination du terrorisme à la source ». Son collègue Samir el-Jisr a indiqué qu'il condamne « l'attentat contre des innocents de la même façon et avec la même conviction qu'il avait condamné le bombardement de civils avec des barils bourrés d'explosifs ou l'usage d'armes chimiques pour massacrer des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants », en allusion au comportement des forces du régime syrien avec l'opposition.
Le secrétaire général de l'Organisation populaire nassérienne, Oussama Saad, a estimé que l'objectif de l'attaque est d' « attiser les dissensions communautaires et de provoquer des réactions ».


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