Samir Franjiyeh
Une rencontre élargie a eu lieu samedi, loin des médias, à l'hôtel Le Royal-Dbayeh, regroupant près de soixante personnalités modérées, parmi lesquelles des intellectuels, des journalistes, des politiques et des activistes indépendants. Cette rencontre multiconfessionnelle prélude au lancement d'une plateforme nationale et transcommunautaire qui doit servir de moule de réflexion portant sur la vision et le rôle du Liban, face à la montée aux extrêmes qui mine aussi bien le pays que la région. Il s'agit d'un congrès permanent de la paix au Liban, qui se prépare à l'initiative de l'ancien député Samir Frangié.
Pour l'instant, de nombreuses idées ont été avancées sur les moyens de lutter contre la violence et d'entretenir, voire d'innover, les outils du pacifisme et de la liberté. Ces idées, qui sont toujours à l'état de gestation, devront servir de lignes directrices et de principes fondamentaux au congrès, dont la première réunion doit se tenir bientôt.
Dans ce cadre, l'ancien député Salah Honein a évoqué l'importance de l'enjeu qui consiste à « créer une nouvelle culture, restaurer le tissu social libanais, sur les bases de la culture de paix et du vivre-ensemble ». Il s'agit d'une entreprise ouverte aux « diverses initiatives politiques et sociales », et fondée essentiellement sur « une interaction entre les différentes forces, intérieures et régionales, de la modération et de la démocratie ». L'objectif est double : « Celui de nous entendre sur une nouvelle vision du pays et de trouver le mécanisme adéquat de sa mise en œuvre », a expliqué Salah Honein dans un entretien à l'agence d'information al-Markaziya, samedi.


ENFIN... UNE INITIATIVE DIGNE DE CE NOM !!!
19 h 33, le 06 février 2015