Une nouvelle offensive de Boko Haram hier contre Maiduguri (Nigeria), son ancien fief du nord-est peuplé d'un million d'habitants, a été repoussée par l'armée et les milices, à deux semaines d'une élection présidentielle qui s'annonce sous haute tension. Très tôt hier, de puissantes explosions et des échanges de tirs étaient entendus alors que des hommes de Boko Haram tentaient une percée dans Maiduguri par le sud, ont indiqué des témoins. Le groupe islamiste a déjà tenté de prendre le contrôle de Maiduguri, capitale de l'État de Borno et berceau historique de l'insurrection, le 25 janvier, mais son attaque avait été repoussée par l'armée. Plusieurs experts avaient récemment déclaré qu'ils redoutaient que Boko Haram ne tente de nouveau de lancer une attaque sur Maiduguri car sa chute aux mains des islamistes représenterait une énorme défaite pour les forces de sécurité, critiquées pour leur gestion depuis six ans de la crise née du soulèvement des islamistes. La prise de la ville risquerait également d'entraîner une catastrophe humanitaire.
D'autre part, samedi, l'aviation tchadienne lançait une offensive aérienne dans la ville nigériane de Gamboru, tenue par Boko Haram, à la frontière camerounaise. Puis, hier après-midi, deux hélicoptères de combat de l'armée tchadienne ont encore bombardé les positions du groupe islamiste. Par ailleurs, et toujours dans la volatile région du nord-est, au moins sept personnes ont été tuées hier par un attentat-suicide visant une réunion au domicile d'un politicien à Potiskum.
Moyen Orient et Monde - Terrorisme
Armée et milices nigérianes repoussent Boko Haram à Maiduguri
OLJ / le 02 février 2015 à 00h00


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