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Moyen Orient et Monde - Ukraine

L’UE menace la Russie de nouvelles sanctions

Les violences se poursuivent sans répit dans l'Est séparatiste.

Un pope orthodoxe bénissant les troupes de Kiev et les ambulances qui doivent se rendre bientôt sur le front de l’Est. Photos Gleb Garanich/Reuters

Menaces de nouvelles sanctions européennes contre la Russie, accusations de l'Onu contre les rebelles, escalade verbale entre Moscou et l'Otan : la crise ukrainienne ne connaissait pas de répit hier, alors que les combats continuaient et que l'incompréhension était totale entre Russes et Occidentaux.
L'Union européenne a annoncé hier qu'elle envisageait de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison de sa « responsabilité » dans la « détérioration de la situation dans l'est de l'Ukraine », où la trêve instaurée début décembre a volé en éclats ces dernières semaines. Les chefs d'État et de gouvernement européens ont demandé à leurs ministres des Affaires étrangères, qui se réuniront demain, « d'évaluer la situation et d'envisager toute action appropriée, en particulier de nouvelles sanctions », dans un communiqué exceptionnel car adopté alors même que ses signataires ne se sont pas rencontrés.
Bien que la nature exacte des nouvelles sanctions soit pour le moment inconnue, elles risquent d'aggraver davantage la situation économique de la Russie, dont la note de la dette souveraine vient d'être abaissée à la catégorie « spéculative », ou « pourrie » en jargon financier, par l'agence américaine Standard & Poor's. Toutefois, Moscou a minimisé la portée de cette rétrogradation, y voyant la volonté de Washington de saper son économie en plein regain de violences en Ukraine plutôt que le reflet de ses faiblesses.
L'UE a durci le ton après le regain des violences dans l'est rebelle prorusse de l'Ukraine, où la Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes. L'Occident a été particulièrement choqué par les bombardements rebelles samedi de la ville ukrainienne de Marioupol, où 30 civils ont été tués et une centaine blessés. Jeffrey Feltman, le sous-secrétaire général de l'Onu, a accusé les rebelles d'avoir « sciemment » ciblé des civils, Marioupol se situant « en dehors de la zone de conflit ». Ce port stratégique sur les bords de la mer d'Azov est la dernière grande ville de l'Est aux mains de Kiev, et sa conquête par les prorusses permettrait de créer un pont terrestre entre la Russie et la péninsule de Crimée, annexée en mars dernier par Moscou.
Et si Marioupol n'a pas été la cible de nouvelles attaques depuis samedi, les violences se poursuivaient cependant sur d'autres points de la ligne de front, où un total de 10 personnes, dont 9 soldats, ont été tuées en 24 heures selon Kiev.
Malgré l'urgence, un processus de paix permettant de trouver une solution à ce conflit, qui a déjà fait plus de 5 000 morts depuis son début en avril dernier, semble dans l'impasse. Lundi, le président russe Vladimir Poutine a ouvertement défié l'Occident, accusant l'Otan de se servir de l'armée ukrainienne comme d'une « Légion étrangère » pour « contenir » la Russie. « Un non-sens », a aussitôt rétorqué le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Pour tenter d'apaiser les tensions, le président français François Hollande, « très inquiet », s'est entretenu successivement lundi soir au téléphone avec M. Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel, a indiqué l'Élysée à l'AFP. M. Hollande a insisté sur « la nécessité de mettre fin urgemment aux agressions et à cette situation dramatique », a précisé l'Élysée qui n'a toutefois pas fait état de progrès dans les négociations.

Menaces de nouvelles sanctions européennes contre la Russie, accusations de l'Onu contre les rebelles, escalade verbale entre Moscou et l'Otan : la crise ukrainienne ne connaissait pas de répit hier, alors que les combats continuaient et que l'incompréhension était totale entre Russes et Occidentaux.L'Union européenne a annoncé hier qu'elle envisageait de nouvelles sanctions contre la Russie, en raison de sa « responsabilité » dans la « détérioration de la situation dans l'est de l'Ukraine », où la trêve instaurée début décembre a volé en éclats ces dernières semaines. Les chefs d'État et de gouvernement européens ont demandé à leurs ministres des Affaires étrangères, qui se réuniront demain, « d'évaluer la situation et d'envisager toute action appropriée, en particulier de nouvelles sanctions »,...
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