M. Berry a passé en revue les chances d’aboutissement des dialogues en cours avec Mgr Boulos Matar et Wadih el-Khazen. Photo Hassan Ibrahim
Le Parlement doit se réunir de nouveau mercredi prochain, 28 janvier, pour tenter d'élire un nouveau président de la République. Le sort de cette 18e séance sera, comme on le sait, identique aux précédentes, faute d'entente sur le dossier de la présidentielle. Le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah, et le rapprochement entre le Courant patriotique libre (CPL) du général Michel Aoun et les Forces libanaises de Samir Geagea devraient favoriser un déblocage.
Les chances d'un tel déblocage ont été passées en revue par le président de la Chambre, Nabih Berry, avec ses visiteurs, notamment l'archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, qui s'est rendu hier à Aïn el-Tiné en compagnie de l'ancien ministre Wadih el-Khazen.
Dans une déclaration au terme de l'entretien, Mgr Matar a indiqué que la conversation a porté sur l'évolution du dialogue entre le Hezbollah et le Futur, et sur les perspectives de dialogue entre le CPL et les FL, après avoir rendu hommage aux efforts de M. Berry pour rapprocher les belligérants. Il a exprimé l'espoir que les deux aboutiront à l'élection d'un président.
Parmi les visiteurs de M. Berry, l'ancien ministre Mohammad Safadi, une délégation de la famille Karamé venue le remercier de lui avoir présenté ses condoléances après le décès de l'ancien Premier ministre, Omar Karamé, ainsi que l'ambassadeur d'Arménie, Achot Kotcharian.
Sur un autre plan, le président de la Chambre a convoqué les commissions parlementaires des Finances et du Budget, des Affaires étrangères et des Émigrés, de la Santé publique, du Travail et des Affaires sociales, de l'Économie, du Commerce, de l'Industrie et du Plan, de l'Administration et de la Justice, de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, des Travaux publics, de l'Énergie et de l'Eau, de la Défense, de l'Intérieur, de l'Environnement et de la Technologie de l'information à une réunion conjointe pour examiner neuf projets de lois, pour la plupart autorisant le Liban à signer une série d'accords dans les domaines de la sécurité (entre le Liban et la France), des travaux publics (avec la BEI pour réaliser la seconde phase de l'ouverture d'autoroutes et pour développer l'énergie renouvelable au Liban), de l'habitat (avec le Fonds arabe de développement économique et social pour l'exécution d'un projet de logements et pour poursuivre la mise en place des installations pour le traitement des eaux usées).
Les commissions doivent aussi plancher sur une proposition de loi prévoyant la création d'un organisme pour la gestion des catastrophes.

