Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est prononcé contre toute « aventure militaire » au lendemain du raid israélien contre le Hezbollah et les pasdaran iraniens à Kuneitra, dans le Golan syrien, et souligné que le Liban ne saurait être concerné par ce qui se passe en Syrie.
« Je pense que la résistance et (le secrétaire général du Hezbollah) Hassan Nasrallah sont suffisamment conscients du fait que le Liban ne peut pas supporter une aventure militaire », déclare M. Joumblatt au quotidien al-Moustakbal, paru mardi.
« Mais évidemment, nous devons toujours prévoir qu'Israël nous entraîne dans une nouvelle agression », ajoute-t-il.
Relevant que l'attaque israélienne a eu lieu « en territoire syrien et non libanais », le chef du PSP poursuit : « Nous sommes concernés par nos terres occupées sur les collines de Kfarchouba et dans les fermes de Chebaa, mais ce qui se passe en Syrie ne nous concerne pas. »
Par ailleurs, dans son intervention hebdomadaire à l'organe du PSP al-Anba', M. Joumblatt s'interroge sur « les causes qui ont mené à la confessionnalisation du dossier du remblayage du quatrième bassin du port de Beyrouth et de tout ce tapage médiatique fait autour ».
Affirmant que le projet avait été adopté à l'unanimité sous le gouvernement Mikati et qu'il respecte les impératifs légaux et financiers, il propose, pour éviter ce type de situation, que les autorités mettent au point « une politique globale des ports » de nature à créer une complémentarité entre eux.
« Pourquoi ne pas décentraliser les ports de façon à faire profiter économiquement la ville de Tripoli, à laquelle on a fait des promesses qu'on n'a pas tenues ? Qu'est-ce qui empêche de mettre en œuvre dans cette ville un plan de développement global qui serait le seul à pouvoir la sauver de son insécurité chronique ? »
se demande le chef du PSP.
M. Joumblatt « conseille », d'autre part, à la municipalité de Beyrouth de revenir sur sa décision de déménager le stade municipal du quartier de Tarik Jdidé au Bois des pins. « Essayons de sauvegarder le bois, l'une des rares zones vertes qui restent encore à Beyrouth, une ville envahie par le béton et défigurée par les gratte-ciel », écrit-il.
« La préservation du patrimoine de Beyrouth est notre responsabilité à tous, d'autant plus qu'il n'en reste plus grand-chose, poursuit M. Joumblatt. Il est important, par exemple, de ne pas toucher au jardin des Jésuites et de prendre en considération les inquiétudes des habitants d'Achrafieh et leurs observations légitimes au sujet du projet de pont Fouad Boutros dont l'exécution serait susceptible de frapper le dynamisme touristique du quartier et d'en modifier la situation démographique. »
Le leader du PSP conclut en brossant un tableau sombre de la situation économique et financière du pays et en soulignant qu'en plus de la crise, 2015 sera une année difficile du point de vue des mouvements de capitaux et de la croissance des dépôts bancaires. « Tous ces développements nous forcent à traiter avec sérieux les questions économiques et à les mettre en tête des priorités. »
Liban
Joumblatt : Le Liban ne peut pas supporter une nouvelle « aventure militaire »
OLJ / le 21 janvier 2015 à 00h00


CORRECTION ! MERCI : ".... la formule magique cachée dans la nuit de la raison impersonnelle de l'humanité druzizte. Myster(y) Goupil n'hésite donc pas 1 seul moment de se faire révélateur de pensées humanîîîstes druziztes."
16 h 39, le 23 janvier 2015