« Le gouvernement n’a même pas étudié le projet de budget que lui a soumis le ministre des Finances », a déploré Georges Adwan. Photo Ani
Le député Georges Adwan, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a reproché au gouvernement de ne pas avoir présenté dans les délais son projet de budget 2015 au Parlement et de paralyser ainsi, selon lui, l'action du législatif censé contrôler l'exécutif.
M. Adwan, qui a tenu hier au Parlement une conférence de presse axée sur ce point, a indiqué que son groupe prépare une question écrite à ce propos et compte la présenter sans tarder au gouvernement, « en vue de connaître et de contrôler avec précision la situation économique et financière du pays ».
« L'objectif de cette conférence de presse est d'alerter l'opinion publique du niveau de violation de la Constitution et des règles en vigueur, et de mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Le député Élie Keyrouz est en train de préparer au nom du bloc des Forces libanaises une question écrite au gouvernement à ce même sujet, même si nous savons à l'avance qu'il ne sera pas demandé à l'équipe ministérielle de poser la question de confiance si jamais un débat de politique générale est convoqué », a indiqué M. Adwan.
« Le gouvernement n'a même pas étudié le projet de budget que lui a soumis le ministre des Finances Ali Hassan Khalil », s'est indigné le député. « Jusqu'à quand resterons-nous un semi-État? L'absence de budget depuis 2006 n'est que le reflet de la façon avec laquelle nous gérons les affaires publiques et les dossiers liés aux finances, à la lutte contre la corruption et au contrôle », a-t-il déploré, avant de s'interroger sur le point de savoir jusqu'à quand le Parlement « restera incapable de pratiquer son rôle de contrôle sur l'action du gouvernement », ce rôle étant assumé, selon lui, « surtout à travers l'examen du projet de budget ». « Jusqu'à quand le gouvernement poursuivra-t-il ses pratiques anticonstitutionnelles sans qu'il ne soit possible de le faire tomber ? » a-t-il encore dit en relevant qu'en raison des circonstances actuelles dans le pays, il n'est pas possible de faire chuter le gouvernement. M. Adwan faisait allusion à la vacance présidentielle.

