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Moyen Orient et Monde - Égypte

Sissi reconnaît des « violations » en matière des droits de l’homme

Le président Abdel Fattah al-Sissi a défendu hier le bilan de l'Égypte en matière des droits de l'homme, reconnaissant des « violations » par la police, mais les justifiant par « la situation exceptionnelle » du pays, régulièrement secoué par des attentats jihadistes. « Personne n'est contre les droits de l'homme » mais « je veux dire que l'Égypte vit une situation exceptionnelle, » a déclaré M. Sissi à l'occasion de la fête de la police, quelques jours avant le quatrième anniversaire de la révolte populaire de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir. « Et je dis également aux policiers : se peut-il qu'il n'y ait pas de violations ? Il y aura des violations. Mais approuvons-nous ces violations? Non. Les acceptons-nous ? Non », a-t-il ajouté. M. Sissi a également défendu les opérations des forces de sécurité dans le nord du Sinaï, théâtre d'attaques principalement revendiquées par des groupes qui disent agir en représailles à la répression qui s'est abattue sur les pro-Morsi. Le chef de l'État a assuré qu'en plus d'un an, 208 personnes avaient été tuées pour avoir « levé une arme face à la police ou à l'armée ». Il a précisé que 955 personnes avaient été arrêtées, mais « plus de la moitié » avaient par la suite été relâchées. « Je donne ces chiffres car ils indiquent que (...) nous faisons attention à ce que des innocents ne tombent pas », a souligné M. Sissi.

Le président Abdel Fattah al-Sissi a défendu hier le bilan de l'Égypte en matière des droits de l'homme, reconnaissant des « violations » par la police, mais les justifiant par « la situation exceptionnelle » du pays, régulièrement secoué par des attentats jihadistes. « Personne n'est contre les droits de l'homme » mais « je veux dire que l'Égypte vit une situation exceptionnelle, » a déclaré M. Sissi à l'occasion de la fête de la police, quelques jours avant le quatrième anniversaire de la révolte populaire de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir. « Et je dis également aux policiers : se peut-il qu'il n'y ait pas de violations ? Il y aura des violations. Mais approuvons-nous ces violations? Non. Les acceptons-nous ? Non », a-t-il ajouté. M. Sissi a également défendu les opérations des forces...
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