Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Conflit

L’Ukraine accuse la Russie d’attaques armées directes

Nouvelle réunion du format « Normandie » aujourd'hui à Berlin.

L’escalade dans les combats a culminé ce week-end avec l’intervention de chars ukrainiens pour repousser une offensive séparatiste à Donetsk. Oleksandr Stashevskiy/AFP

L'Ukraine a accusé la Russie d'avoir directement attaqué ses troupes hier dans l'Est séparatiste du pays, portant la tension diplomatique à son comble à la veille d'une réunion des ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, allemand et français à Berlin. Ces accusations sont une première depuis la signature des accords de paix de Minsk le 5 septembre dernier.
« En violation de tous les accords précédents, des unités militaires ukrainiennes ont été attaquées dans le Nord (de la zone du conflit) par des troupes de l'armée régulière russe », a affirmé en soirée à l'AFP un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko. Selon lui, ces attaques se sont déroulées dans les villes de Zymohiria et Slovianoserbsk, situées à une vingtaine de kilomètres de Lougansk. Mais « les forces antiterroristes (nom donné aux troupes ukrainiennes qui combattent les séparatistes) ont arrêté le mouvement des troupes russes », a-t-il précisé.
Sans l'accuser d'attaque directe, l'Ukraine et les pays occidentaux affirment depuis des mois que la Russie a déployé des troupes dans les « républiques » autoproclamées de Lougansk et Donetsk, qui ont fait sécession en avril dernier. Moscou a toujours démenti son implication dans ce conflit. Hier après-midi, un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères avait qualifié « d'absurdité totale » et « d'hallucinations » les affirmations faites la veille par les services de sécurité et le Premier ministre ukrainiens, selon lesquelles 700 soldats russes et du matériel militaire avaient franchi la frontière russo-ukrainienne dans la zone rebelle.
Cet échange houleux intervient après une dizaine de jours d'escalade dans les combats, qui avaient culminé ce week-end avec l'intervention de chars ukrainiens à l'aéroport de Donetsk pour repousser une offensive séparatiste. Hier encore, les combats ont fait des victimes collatérales : deux habitants de Donetsk ont été tués et huit autres grièvement blessés par un tir d'artillerie qui a touché un arrêt de bus. Dans la région voisine de Lougansk, des tirs de mortier rebelles ont touché un immeuble d'habitation à Chtchastie, faisant plusieurs blessés.
Face à cette situation d'urgence, les ministres des Affaires étrangères des quatre pays du format dit « Normandie » (Ukraine, Russie, France, Allemagne) ont convenu de se rencontrer aujourd'hui à Berlin pour tenter « d'empêcher une nouvelle aggravation de la confrontation militaire et une nouvelle escalade politique entre Kiev et Moscou », selon le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Les ministres de ces pays tentent depuis des semaines, en vain, d'aplanir leurs différences pour permettre la tenue d'un sommet de paix constructif au Kazakhstan entre les présidents Poutine et Porochenko, sous l'égide du président français François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel. Leur dernière réunion, le 12 janvier à Berlin, avait débouché sur un constat d'échec et le report sine die de ce sommet, initialement envisagé le 15 janvier. La réunion de ce matin s'annonce tout aussi difficile : les accusations contre Moscou, formulées par Kiev hier soir, devraient envenimer davantage les discussions.

L'Ukraine a accusé la Russie d'avoir directement attaqué ses troupes hier dans l'Est séparatiste du pays, portant la tension diplomatique à son comble à la veille d'une réunion des ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, allemand et français à Berlin. Ces accusations sont une première depuis la signature des accords de paix de Minsk le 5 septembre dernier.« En violation de tous les accords précédents, des unités militaires ukrainiennes ont été attaquées dans le Nord (de la zone du conflit) par des troupes de l'armée régulière russe », a affirmé en soirée à l'AFP un porte-parole militaire ukrainien, Andriï Lyssenko. Selon lui, ces attaques se sont déroulées dans les villes de Zymohiria et Slovianoserbsk, situées à une vingtaine de kilomètres de Lougansk. Mais « les forces antiterroristes (nom...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut