Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad a confirmé hier l'ouverture du Hezbollah à tout dialogue intérieur, estimant que « perdre du temps à rejeter le dialogue éternisera la vacance présidentielle ». « Nous étions et serons toujours ouverts au dialogue avec toutes les parties politiques influentes au Liban, a-t-il déclaré. Nous encourageons le dialogue bipartite ou tripartite, voire un dialogue national large dans le but d'unir la vision des Libanais et leurs positions en ce qui concerne les questions qui prêtent à polémique », a-t-il dit lors d'une conférence au Liban-Sud, précisant que les trois séances de dialogue avec le Futur étaient positives et sérieuses. « Le Hezbollah encourage la poursuite des pourparlers, car le dialogue est contagieux positivement et cela pourrait nous permettre d'aboutir à l'élection d'un président », a-t-il noté.
Sur un autre plan, Mohammad Raad a estimé que le report de la présidentielle résulte d'un certain équilibre entre deux parties au sein du Parlement, « une partie qui souhaite un président conforme à sa logique, sa stratégie et sa vision politique, et une autre qui désire un président selon la logique contraire ». Selon M. Raad, la perte de temps et le rejet du dialogue éterniseront la vacance présidentielle, sauf si un changement des équilibres a lieu, de manière à ce qu'une partie l'emporte sur une autre, ce qui est peu probable. « Nous confirmons notre attachement à préparer les climats propices pour la présidentielle et pour une entente autour d'une vision nationale et de choix nationaux justes », a-t-il ajouté.
Mohammad Raad a également appelé à « remettre en question le fait que certaines affaires au Liban soient dominées par le critère confessionnel et communautaire, ce qui entrave le bon fonctionnement des institutions constitutionnelles et cause des injustices parmi les citoyens ». Il a par ailleurs réitéré son soutien à la prise de décisions à l'unanimité au sein du cabinet. « Nous n'avons pas d'autre choix, sinon le gouvernement tombera et nous aurons un grand vide au pouvoir, surtout que la vacance présidentielle se poursuit », a-t-il conclu.

