Rechercher
Rechercher

Liban - Environnement

Manifestation contre le maintien de la décharge de Naamé

Une présence significative des forces de l’ordre lors de la manifestation de la campagne pour la fermeture de la décharge de Naamé samedi. Photo Ani

La campagne pour la fermeture de la décharge de Naamé a manifesté samedi dans la région du Chahhar son refus du nouveau plan national de gestion des déchets adopté mercredi par le gouvernement. Les manifestants ont, comme ils l'avaient déjà fait mercredi, appelé le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk à « démissionner ». Ils n'ont pas, comme ils l'avaient annoncé précédemment et comme ils l'ont déjà fait il y a un an, fermé le site et bloqué la route aux camions de la compagnie qui le gère pour faire monter la pression. Selon Paul Abi Rached, président du Mouvement écologique libanais (LEM), « les forces de l'ordre étaient présentes en force lors de la manifestation de samedi ». « Nous avons même reçu des messages nous exhortant à ne pas bloquer les routes, car cela ne serait pas autorisé par les forces de sécurité », poursuit-il.
Selon certaines sources, les militants seront de nouveau dans la rue dans une quinzaine de jours pour protester, mais rien n'est confirmé pour le moment.
Le contrat d'exploitation de la décharge de Naamé, qui signifie pratiquement la fermeture de ce site, devait expirer samedi. Mais le gouvernement a pris la décision de le prolonger de trois mois (renouvelable une fois), en même temps que le contrat de Sukleen (Averda). Cette décision a déjà été vivement contestée par les habitants de la région.
Le nouveau plan a été adopté en attendant que soit mis en place le mécanisme d'application du plan directeur pour la gestion des déchets ménagers au Liban. Il se fonde sur une division du pays en six régions devant être gérées par des sociétés privées. Il a été récemment accepté par les municipalités de la région (Naamé et les environs) auxquelles le gouvernement commence tout juste à payer les indemnités dues depuis plus de 17 ans que la décharge existe, et suite à une réunion au domicile du leader druze Walid Joumblatt.
« Comment peut-on prolonger la durée d'un contrat qui a été si peu respecté, du fait que tous genres de déchets continuent à être envoyés à une décharge qui est supposée n'accueillir que les déchets inertes ? s'insurge Paul Abi Rached. Et puis ce plan n'a rien d'une décentralisation et continue à renier tout rôle aux municipalités. J'ai déjà mis les Libanais en garde, au cours de la manifestation, contre le fait que ce désastre risque de se répéter dans plusieurs régions. Pour notre part, nous sommes décidés à combattre ce plan. »
En effet, pour les ONG qui s'opposent au nouveau plan, celui-ci est en contradiction avec le texte et l'esprit de la Constitution, et notamment avec l'article relatif à la décentralisation administrative ainsi qu'avec la loi sur les municipalités qui accorde à celles-ci de vastes prérogatives en matière de gestion des déchets. Elle estiment surtout qu'il ne résout pas les problèmes d'ordre sanitaire et environnemental.
« Nous sommes revenus au point de départ, a dénoncé un manifestant de la campagne samedi. Oui à la vie, non à la mort. Les politiciens ont affirmé que la société civile soutient le projet. Nous leurs disons : "Nous sommes la société civile. Vous nous empoisonnez. Nous méritons la vie. Cette décharge nous tue au beau milieu de nos chambres à coucher. Honte à vous de conclure des accords à nos dépens". »

La campagne pour la fermeture de la décharge de Naamé a manifesté samedi dans la région du Chahhar son refus du nouveau plan national de gestion des déchets adopté mercredi par le gouvernement. Les manifestants ont, comme ils l'avaient déjà fait mercredi, appelé le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk à « démissionner ». Ils n'ont pas, comme ils l'avaient annoncé précédemment et comme ils l'ont déjà fait il y a un an, fermé le site et bloqué la route aux camions de la compagnie qui le gère pour faire monter la pression. Selon Paul Abi Rached, président du Mouvement écologique libanais (LEM), « les forces de l'ordre étaient présentes en force lors de la manifestation de samedi ». « Nous avons même reçu des messages nous exhortant à ne pas bloquer les routes, car cela ne serait pas autorisé par...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut