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Espagne

Le président indépendantiste catalan joue son va-tout

Le président de la Catalogne Artur Mas mise sur des élections régionales anticipées. Gustau Nacarino/Reuters

Tentant de relancer un mouvement indépendantiste qui donnait des signes d'essoufflement, le président de la Catalogne Artur Mas mise sur des élections régionales anticipées en septembre pour réunir une majorité en faveur d'une sécession avec l'Espagne.
« Tout ou rien », titrait hier à la une le journal El Périodico de Catalogne, après l'annonce surprise mercredi soir de ces élections régionales anticipées, les troisièmes en Catalogne depuis 2010, axées sur un programme indépendantiste. Le scrutin ne devait pas avoir lieu avant 2016. Ainsi, si les partis indépendantistes réunissent plus de 50 % des suffrages, ils pourront prétendre imposer à Madrid, qui ne veut pas en entendre parler, une négociation sur l'indépendance de cette riche région du nord-est du pays. Mais s'ils échouent, la marée des aspirations séparatistes qui monte depuis 2010, alimentée par la crise économique, risque de redescendre.
Malgré une impressionnante mobilisation populaire, et des manifestations géantes à Barcelone, les indépendantistes ne forment pas la majorité des 7,5 millions de Catalans, à en croire la plupart des sondages. Lors d'un référendum symbolique sur l'indépendance le 9 novembre dernier, seuls 1,9 million des 6,3 millions d'électeurs potentiels se sont prononcés pour la sécession.
De plus, les divisions des partis indépendantistes desservaient la cause. Car Artur Mas, à la tête du parti conservateur CiU, a beau défier depuis des mois le gouvernement de Madrid, qui le poursuit en justice pour désobéissance civile, ses alliés d'ERC, la gauche républicaine catalane, exigeaient qu'il aille plus vite et plus loin.
Quant au gouvernement de Madrid, celui-ci mise apparemment sur la fatigue des électeurs pour désamorcer la menace séparatiste, d'autant qu'ils sont déjà convoqués aux municipales en mai et, en principe à l'automne, aux législatives nationales.
De son côté, Albert Rivera, le chef du petit parti centriste opposé à l'indépendance Ciudadanos (Citoyens), une force montante en Catalogne et en Espagne, a dénoncé hier « la fatigue et la lassitude (des Catalans) devant un gouvernement qui ne gouverne pas et va d'échec en échec en se drapant dans la bannière indépendantiste ».
Cependant, peu d'analystes prédisent à ce stade un échec des indépendantistes.
(Source : AFP)


Tentant de relancer un mouvement indépendantiste qui donnait des signes d'essoufflement, le président de la Catalogne Artur Mas mise sur des élections régionales anticipées en septembre pour réunir une majorité en faveur d'une sécession avec l'Espagne.
« Tout ou rien », titrait hier à la une le journal El Périodico de Catalogne, après l'annonce surprise mercredi soir de...

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