Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a affirmé hier que « la consolidation de la stabilité sécuritaire passe par le maintien d'un accord politique sur la sécurité entre toutes les forces à l'intérieur comme à l'extérieur du gouvernement, et par une couverture extérieure afin de neutraliser le Liban face aux conflits externes ».
« Tant que cet accord existe, il facilite l'action des services de renseignements à Tripoli, à Roumieh et dans l'ensemble du Liban, et permet au pays de disposer d'une immunité et d'une force pour absorber les menaces, jusqu'au point de permettre une dynamique touristique et économique, comme cela a été le cas durant l'été puis durant les fêtes », a indiqué M. Pharaon.
« Il reste que la stabilité politique et sécuritaire est manquante, non pas en raison de la menace terroriste, mais de l'échec relatif à l'échéance présidentielle, de sorte que l'action gouvernementale soit contrainte à fonctionner par le biais de mécanismes loin de la Constitution qui paralysent son action, même si les dossiers sont finalement adoptés avec difficulté », a-t-il ajouté.
« Quant à l'accord sur les déchets, il s'agit d'un accord de nécessité, dans la mesure où ce dossier menace la sécurité sociale. Il est honteux que les décisions prises par le cabinet en 2010 n'aient pas été mises en application par le dernier gouvernement. C'est donc l'existence d'un dossier piégé qui a forcé tout le monde à s'entendre, même si certains pièges subsistent », a conclu Michel Pharaon.

