Les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, allemand et français se sont réunis hier soir à Berlin. POOL/Michael Sohn/AFP
Les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, allemand et français se sont réunis hier soir à Berlin pour discuter de l'opportunité d'un sommet pour l'Ukraine, annoncé pour le 15 janvier au Kazakhstan, sur fond de regain des violences dans l'est séparatiste prorusse. Cependant, ce sommet à quatre (Ukraine et Russie sous l'égide de l'Allemagne et de la France), annoncé fin décembre par le président ukrainien Petro Porochenko pour le 15 janvier à Astana, la capitale du Kazakhstan, reste hypothétique. Le président russe Vladimir Poutine « attend les résultats de la rencontre de Berlin » pour décider de sa participation, selon son porte-parole Dmitri Peskov. Comme M. Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande sont dans l'attente de progrès avant de pouvoir juger utile la rencontre d'Astana censée relancer le processus de paix.
Aucun progrès diplomatique n'est en effet visible pour l'instant alors que les violences, qui ont déjà fait plus de 4 700 morts depuis avril, ont repris depuis quelques jours dans l'est rebelle de l'Ukraine, brisant la dernière trêve conclue le 9 décembre. Par ailleurs, en visite à Moscou hier matin, le ministre des Affaires étrangères letton Edgars Rinkevics a répété à son homologue russe Segueï Lavrov que l'UE était « prête à examiner l'allègement ou la suppression des sanctions » en cas de « réels progrès » en Ukraine. Mais, avant de se rendre à Berlin, M. Lavrov a accusé l'Ukraine de vouloir « enterrer les faibles espoirs nés des accords de Minsk ».

