John Kerry et le Premier ministre Nawaz Sharif à Islamabad. Rick Wilking/Reuters
Le chef de la diplomatie américaine John Kerry est arrivé hier au Pakistan pour une visite surprise visant à resserrer la coopération antiterroriste entre Washington et Islamabad après l'attaque talibane qui a fait 150 morts le mois dernier dans une école de Peshawar. M. Kerry doit d'ailleurs se rendre dans cette école, a annoncé le chef de la diplomatie pakistanaise, Sartaj Aziz, sans épiloguer sur cette rare visite d'un dignitaire étranger dans le nord-ouest du pays, devenu un bastion des insurgés. Par ailleurs, la coopération entre ces deux pays est jugée cruciale pour pacifier la région alors que la mission de combat de l'Otan, déployée depuis 13 ans en sol afghan, a plié bagage à la fin décembre, laissant les forces afghanes seules sur le terrain face à l'insurrection des talibans. En outre, au cours de ses entretiens avec le Premier ministre Nawaz Sharif et des responsables pakistanais, John Kerry devait aborder les relations pakistano-afghanes et le processus de réconciliation avec les talibans. Car, afin de stabiliser son pays, le président afghan Ashraf Ghani a convié les talibans du mollah Omar à des pourparlers de paix, mais ceux-ci refusent pour l'heure un dialogue direct avec Kaboul. Or, le Pakistan, qui entretient des relations historiques avec les talibans afghans, est considéré comme un joueur-clé pour débloquer cette impasse. Enfin, au cours de cette visite de deux jours, le chef de la diplomatie américaine doit aussi évoquer les soutiens, au sein de la mouvance jihadiste régionale, de l'État islamique (EI).
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine