Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Enquête

Flou autour d’une vidéo posthume de Coulibaly se réclamant de l’EI

La « planque » du tueur du supermarché cachère révèle un important arsenal militaire ; Sanaa confirme la formation des frères Kouachi au maniement des armes au Yémen.

L’homme dans la vidéo postée hier sur Internet pourrait être Amedy Coulibaly. Photo AFP

Un homme ressemblant à Amedy Coulibaly s'est réclamé de l'État islamique (EI) et a affirmé avoir synchronisé ses actions avec les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, dans ce qui apparaît comme une vidéo posthume hier sur Internet. Un texte incrusté dans ce montage présente l'orateur comme Coulibaly et comme l'auteur des attaques de Montrouge et de la supérette cachère Porte de Vincennes. Celui-ci se lance ensuite dans une justification de ces attentats, présentés comme une réponse aux « attaques » contre le califat. On ne sait toujours pas si l'homme de la vidéo est effectivement le tueur ou pas...
Dans le même temps, des armes à feu et des détonateurs, de même que des papiers au nom d'Amedy Coulibaly, ont été retrouvés lors d'une perquisition dans un appartement de Gentilly visiblement loué pour une semaine. Les enquêteurs y ont donc mis la main sur un important arsenal composé de détonateurs, de quatre pistolets Tokarev, d'un revolver et de munitions, ainsi que des bannières jihadistes semblables à celle utilisée par l'EI.
D'autre part, une enquête antiterroriste a été ouverte sur des tirs contre un jogueur à Fontenay-aux-Roses avec le pistolet retrouvé dans le supermarché cachère. Par conséquent, Coulibaly est soupçonné d'implication dans cette affaire au vu des faits. Pour rappel, mercredi vers 20h30, soir de l'attentat contre Charlie Hebdo, un homme de 32 ans a été blessé par arme à feu dans cette ville des Hauts-de-Seine.

Frères « d'armes »
De son côté, la femme de Chérif Kouachi « a condamné les actes de son époux », a affirmé hier à l'AFP l'un de ses avocats. La jeune femme a été libérée après 72 heures de garde à vue, lors de laquelle elle a « exprimé son indignation et sa condamnation de la violence ». De plus, selon son avocat, la jeune femme n'avait jamais décelé chez son mari de signe laissant présager qu'il allait ainsi passer à l'action terroriste.
Pourtant, Saïd et Chérif Kouachi étaient bel et bien « frères d'armes » et de sang. Le phénomène est fréquent en terrorisme, selon les experts, car l'émulation fraternelle renforce l'idéologie et garantit davantage aux attentats d'aboutir. Les services du renseignement ont plus de mal à repérer les frères et sœurs car ils communiquent naturellement et fréquemment entre eux. En outre, le lien fraternel est si puissant, « virtuellement incassable », que le risque de trahison volontaire est minime et que l'opération terroriste finira, presque à coup sûr, dans le sang. En général, l'aîné influence le plus jeune, selon les psychologues. Mais dans le cas des frères Kouachi, il semble que Chérif ait été le plus radicalisé, arrêté alors qu'il s'envolait vers l'Irak puis endoctriné en prison par une figure de l'islam radical. En attendant, il est désormais avéré que les frères ont été formés au maniement des armes au Yémen en 2011, selon une affirmation hier de sources autorisées à Sanaa. Il n'en reste pas moins que les deux Français d'origine algérienne « n'ont pas de liens avec l'Algérie », selon Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères, dans une déclaration hier, affirmant également qu'ils ne s'y sont jamais rendus et n'ont pas de papiers officiels.
Par ailleurs, Farid Benyettou, l'ancien « émir » de la filière jihadiste des Buttes-Chaumont, lié aux frères Kouachi, a effectué un stage infirmier à la Pitié Salpêtrière, où sont arrivés certains blessés de Charlie Hebdo, mais « n'a jamais été en contact avec les blessés ». Par conséquent, M. Benyettou a été retiré « du planning du service où il terminait son dernier stage » selon l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
(Sources : agences)

Un homme ressemblant à Amedy Coulibaly s'est réclamé de l'État islamique (EI) et a affirmé avoir synchronisé ses actions avec les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo, dans ce qui apparaît comme une vidéo posthume hier sur Internet. Un texte incrusté dans ce montage présente l'orateur comme Coulibaly et comme l'auteur des attaques de Montrouge et de la supérette cachère Porte de Vincennes. Celui-ci se lance ensuite dans une justification de ces attentats, présentés comme une réponse aux « attaques » contre le califat. On ne sait toujours pas si l'homme de la vidéo est effectivement le tueur ou pas...Dans le même temps, des armes à feu et des détonateurs, de même que des papiers au nom d'Amedy Coulibaly, ont été retrouvés lors d'une perquisition dans un appartement de Gentilly visiblement loué pour une...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut