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Moyen Orient et Monde - Crise Ukrainienne

Merkel veut la paix dans l’Est avant la levée des sanctions contre Moscou

Angela Merkel aux côtés hier du Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk. John MacDougall/AFP

La chancelière allemande Angela Merkel a continué à faire pression hier sur la Russie en excluant tout allègement des sanctions économiques contre Moscou sans avancée majeure dans le conflit dans l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine.
Ces déclarations interviennent à une semaine de pourparlers cruciaux prévus au Kazakhstan entre les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine en présence de Mme Merkel et du président français François Hollande pour relancer un processus de paix qui piétine alors que le conflit a fait plus de 4 700 morts depuis avril.
« Je pense qu'avant de pouvoir décréter la levée des sanctions, nous devons nous assurer que les accords de Minsk ont été appliqués dans leur intégralité », a déclaré Mme Merkel citée par l'AFP, rassurant ainsi le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk en visite à Berlin. Ces accords signés en septembre prévoient notamment un cessez-le-feu et le retrait des « groupes armés illégaux, des armes lourdes et de tous les combattants et mercenaires du territoire ukrainien ». Le ministre ukrainien de la Défense Stepan Poltorak a estimé jeudi que 7 500 soldats russes étaient toujours présents dans le Donbass.
« D'abord les accords de Minsk doivent être respectés, seulement ensuite on peut discuter si les sanctions doivent être levées », a abondé M. Iatseniouk, rappelant le rôle « crucial » de ces sanctions prises après l'annexion de la Crimée en mars puis renforcées après la catastrophe du Boeing malaisien en juillet, abattu par un missile au-dessus d'une zone contrôlée par les séparatistes prorusses. « Les sanctions américaines et européennes ont grandement contribué à rendre la Russie plus souple », a-t-il estimé devant un groupe d'experts allemands.
Alors que les pourparlers de paix entre le Groupe de contact composé de représentants de l'Ukraine, de la Russie et de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) avec les rebelles sont dans l'impasse, Kiev a annoncé un sommet dans le format dit Normandie (Ukraine, Russie, France, Allemagne) le 15 janvier à Astana, capitale du Kazakhstan. Cette date reste toutefois encore à confirmer « après les discussions prévues dans les prochains jours », a précisé Mme Merkel.
Un entretien téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères des quatre pays est prévu aujourd'hui, selon un responsable ukrainien. « Les discussions se poursuivent aux niveaux politique et technique », a confirmé le chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, notant « des signes limités mais positifs du côté russe ces dernières semaines », mais « nous sommes loin » de voir appliqués les accords de Minsk, a-t-elle estimé.

La chancelière allemande Angela Merkel a continué à faire pression hier sur la Russie en excluant tout allègement des sanctions économiques contre Moscou sans avancée majeure dans le conflit dans l'est séparatiste prorusse de l'Ukraine.Ces déclarations interviennent à une semaine de pourparlers cruciaux prévus au Kazakhstan entre les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine en présence de Mme Merkel et du président français François Hollande pour relancer un processus de paix qui piétine alors que le conflit a fait plus de 4 700 morts depuis avril.« Je pense qu'avant de pouvoir décréter la levée des sanctions, nous devons nous assurer que les accords de Minsk ont été appliqués dans leur intégralité », a déclaré Mme Merkel citée par l'AFP, rassurant ainsi le Premier ministre ukrainien...
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