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Liban - Présidentielle

17e report de la séance électorale, sur fond de « bonnes intentions »

Seulement 47 députés se sont rendus hier à la place de l'Étoile pour tenter d'élire un président. Ils ont manifesté une volonté de rapprochement, caractéristique de la situation actuelle.

Échanges cordiaux hier dans l’hémicycle...Photo Sami Ayad

Les conditions météorologiques ont contribué à affadir encore plus le décor de la séance électorale, reportée hier pour la 17e fois : six députés seulement étaient présents dans l'hémicycle, à quinze minutes de l'heure fixée, à savoir midi et demie. Le premier venu a été le député des Forces libanaises, Antoine Zahra, suivi par son collègue Dory Chamoun, puis les députés Hani Kobeissy, Estephan Doueihy, Kassem Abdel Aziz et Kassem Hachem. Au moment où le secrétaire général de la Chambre, Adnan Daher, annonçait le report de la séance au 28 du mois courant, pour défaut de quorum, le nombre des parlementaires avait atteint un total de 47.
Toutefois, les réunions en marge de la séance ont renvoyé l'image de rapprochement qui prévaut actuellement à l'échelle nationale.
D'ailleurs, le député des Forces libanaises, Georges Adwan, a valorisé la portée du dialogue, lors d'une conférence de presse dans l'enceinte du Parlement. « Le but essentiel de tout rapprochement entre deux parties au Liban doit avoir pour but principal l'élection d'un président de la République au plus vite », a-t-il souligné, jugeant « honteuse » l'attente d'une intervention étrangère pour débloquer cette échéance. Appelant par ailleurs le ministère des Finances à soumettre au Parlement le projet de loi budgétaire, le député a toutefois précisé que le vote du budget général ne doit se faire avant l'élection d'un président de la République.

Geagea d'accord avec Aoun : « Oui pour la République d'abord »
Depuis Maarab, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a d'abord dénoncé « le rabaissement de la présidentielle, censée incarner l'acte politique le plus noble pour un député ». Soulignant une nouvelle fois la gravité de la vacance à un tel niveau, Samir Geagea a jugé inacceptable « la paralysie politique que le pays a atteinte ». Cette paralysie serait d'autant plus critiquable « face à la crise que traverse la région ».
Stigmatisant une nouvelle fois « le boycottage des séances électorales », le chef des FL a renvoyé aux « blocs qui observent ce boycottage la responsabilité de la paralysie actuelle ».
« Les mobilisations menées par certains ministres ne peuvent aboutir à des résultats sérieux en l'absence d'un chef de l'État. Qu'on le veuille ou pas, et indépendamment de ses compétences, le président de la République demeure à la tête du pouvoir au Liban. Sans lui, ce pouvoir reste paralysé. C'est la conséquence normale de la vacance présidentielle », a-t-il ajouté.
Samir Geagea n'a pas manqué de relancer dans ce cadre son appel aux députés et aux blocs qui boycottent la séance électorale « de participer à la prochaine séance, pareille participation étant l'issue libanaise la plus rapide et la plus facile à la crise ».
Évoquant ensuite la perspective du dialogue entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre, il a déclaré que « nous sommes sérieux jusqu'au bout pour ce qui est de ce dialogue ». Néanmoins, « contrairement à ce que certains veulent croire, l'objectif de ce rapprochement n'est pas le partage du gâteau entre nous deux. Cet objectif n'a d'ailleurs jamais été envisagé dans nos rapports, marqués par trente ans de rivalité politique ». Samir Geagea s'est attardé sur le clivage qui s'est renforcé au cours des dix dernières années entre les deux parties. « Notre rivalité est substantielle, liée à notre vision respective du Liban, de l'État et de la nation. Si, par exemple, la priorité du Courant patriotique libre est la réforme politique à l'intérieur, indépendamment de toute autre considération, notre priorité en tant que Forces libanaises est de fixer l'idée d'un Liban en tant que patrie définitive, en plus d'entreprendre des réformes politiques et financières », a-t-il dit. Relevant néanmoins que « ces grandes divergences ne portent aucune inimitié personnelle entre le général Michel Aoun et moi-même », Samir Geagea s'est exprimé sur les préparatifs en cours pour le dialogue avec le chef du CPL.
« Les deux premières feuilles de route ont été échangées hier (mardi) entre le CPL et les FL », a-t-il déclaré, avant de souligner que « le dialogue doit contribuer à limiter les tensions en conduisant notamment à mettre fin à plus de cent procédures judiciaires entre les deux parties et normaliser les rapports bilatéraux ». Soulevant la question de savoir pourquoi sa rencontre avec le général Michel Aoun n'a toujours pas eu lieu, le chef des FL a estimé que « cette rencontre est comme si elle a déjà eu lieu, depuis la prise de contact entre nos deux parties. Le dialogue peut désormais avoir lieu à tout moment et en tout lieu ». Il a toutefois tenu à préciser qu' « un dialogue au niveau des commandements ne saurait être seulement de pure forme et ne saurait donc se produire sans éléments concrets à présenter à l'opinion publique ».
Se montrant optimiste, il a exprimé son appui à la récente déclaration du chef du CPL, qui avait dit « vouloir la République avant la présidence ». Il a ajouté ensuite que « les bonnes intentions existent chez les deux parties, et il sera impératif d'aboutir à une vision unifiée de la République. Je joins ma voix à celle du général Aoun : la République d'abord et la présidence ensuite ».

Les conditions météorologiques ont contribué à affadir encore plus le décor de la séance électorale, reportée hier pour la 17e fois : six députés seulement étaient présents dans l'hémicycle, à quinze minutes de l'heure fixée, à savoir midi et demie. Le premier venu a été le député des Forces libanaises, Antoine Zahra, suivi par son collègue Dory Chamoun, puis les députés Hani Kobeissy, Estephan Doueihy, Kassem Abdel Aziz et Kassem Hachem. Au moment où le secrétaire général de la Chambre, Adnan Daher, annonçait le report de la séance au 28 du mois courant, pour défaut de quorum, le nombre des parlementaires avait atteint un total de 47.Toutefois, les réunions en marge de la séance ont renvoyé l'image de rapprochement qui prévaut actuellement à l'échelle nationale.D'ailleurs, le député des Forces...
commentaires (2)

QUAND EST-CE QUE CETTE... MASCARADE... VA S'ARRÊTER, MESSIEURS LES BOUFFONS ???

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

18 h 36, le 08 janvier 2015

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Commentaires (2)

  • QUAND EST-CE QUE CETTE... MASCARADE... VA S'ARRÊTER, MESSIEURS LES BOUFFONS ???

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    18 h 36, le 08 janvier 2015

  • REGARDES À QUEL POINT LES PRÉPARATIFS SONT LONGUES ET IMPORTANTES ENTRE GEAGEA ET AOUN ! ÇA A DÉPASSER LES PRÉPARATIFS POUR LA RENCONTRE ENTRE JOHN KENNEDY ET LEONID BREZHNEV.

    Gebran Eid

    12 h 10, le 08 janvier 2015

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