L'ancien président de la République Michel Sleiman a estimé hier que « les députés qui ne remplissent pas leur devoir constitutionnel et ne se rendent pas aux séances électorales devraient être jugés ».
M. Sleiman, qui s'exprimait dans le cadre d'un entretien à la Future TV, a estimé qu'« il suffit que le camp qui boycotte l'élection présidentielle cesse de le faire, pour que l'élection ait lieu ». « Le blocage est interne. Ceux qui assument la responsabilité du vide sont les députés et les blocs qui ne remplissent pas leur devoir et ne se rendent pas à la Chambre », a-t-il dit. « Michel Aoun n'a pas le droit de laisser le pays dans une situation de vide », a-t-il poursuivi, estimant que « l'échec retentissant pour le pays a été la période 1988-1990 ». « Aoun constitue un phénomène non consensuel et ne peut pas réconcilier les parties. Tous ceux dont il ne partage pas l'opinion deviennent des voleurs et des espions », a-t-il souligné, dénonçant « le populisme » des thèses défendues par le chef du Courant patriotique libre concernant l'idée d'un « président fort ».
L'ancien chef de l'État a par ailleurs estimé que « ce n'est pas vrai que l'objectif de l'intervention du Hezbollah en Syrie est de repousser les terroristes ».

